BEBE BIO : les jeunes parents appliquent le principe de précaution

bébé bio

Les mises en garde se multipliant sur la toxicité des aliments, des produits de soin, des jouets, des habits destinés aux enfants en bas âge, un nombre croissant de futurs parents se convertit au biologique. Préserver le capital santé de leur bébé et de son environnement futur priment sur le coût plus élevé et l’offre plus restreinte de produits biologiques.

Qu’entend-on par bébé bio?

Il s’agit d’un bébé auquel les parents réservent une alimentation, des produits de la vie courante (hygiène, soin…), des vêtements, des équipements, des jouets… d’origine exclusivement biologique.

Cette tendance est très répandue aux États-Unis (« organic baby »), dans les pays scandinaves ou en Belgique. Elle est en train de gagner la France suite à la médiatisation des nombreuses substances allergènes, pathogènes ou cancérigènes touchant l’univers du bébé.

Les futurs parents, quel que soit leur milieu social d’origine, recherchent les conditions de vie qui préservent au mieux la santé de leur bébé. 

De fait, dès le début de la grossesse, les habitudes changent. Les familles consomment différemment ; moins, mais mieux. Accélérateur de prise de conscience, l’arrivée d’un bébé pousse à appliquer le principe de précaution pour garantir sa santé.

Comment élève-t-on un bébé bio ?

Plus des trois quarts des parents modifient leur alimentation à l’arrivée de leur premier enfant. Manger de façon plus saine, équilibrée et responsable signifie recourir à des méthodes d’alimentation d’origine naturelle ainsi qu’à des produits d’origine biologique :

  • l’allaitement maternel est privilégié aussi longtemps que possible ;
  • les formules biologiques pour bébé, en complément ou en supplément de l’allaitement associent valeur nutritionnelle, sécurité et qualité. Le sirop de maïs, le saccharose, les nutriments synthétiques, les huiles problématiques, telles que le soja ou le canola, sont exclus ;
  • les aliments d’origine biologique tels que les œufs, les fruits ou légumes, le poisson, les surgelés, le pain, le miel ou le chocolat sont censés minimiser l’absorption de nitrates, pesticides, antibiotiques, conservateurs, additifs biochimiques ou rayonnements ionisants. Cuisinés à la vapeur ou avec peu de matières grasses, ils constituent la base d’une alimentation plus équilibrée, savoureuse et saine ;

Concernant les couches, celles qui sont lavables sont plus économiques et préservent la planète. Les lingettes naturelles et bio-dégradables sont également plébiscitées.

Concernant l’habillement, les vêtements en fibre naturelle (laine, soie, chanvre, cachemire et lin) sont préférés aux matières synthétiques ou au coton traité avec des polluants, des agents de blanchiment ou des pesticides. La peau du bébé, étant 30% plus fine que celle des adultes, peut davantage absorber les additifs nocifs ou les produits chimiques. Certaine fibres à base de bambou sont aussi soyeuses que le cachemire.

Concernant le petit et le grand équipement bébé (biberons, couverts et plats, meubles, literie et jouets), il est fabriqué à partir de matières naturelles non traitées chimiquement (verre, bois, laine biologique sans retardateurs de flamme…).

Le bébé passant son temps à s’alimenter, dormir et à jouer, garantir des fournitures et des équipements du quotidien sains est primordial.

Concernant l’environnement immédiat, les chambres sont préservées de la pollution domestique, nettoyées avec des produits naturels et aérées.

Quelles sont les contraintes liées au tout bio?

  • le coût : le recours exclusif à des produits labellisés bio nécessite un budget plus élevé. Phénomène bobo à l’origine, le bio est adopté par de plus en plus de parents, quel que soit le milieu social, privilégiant la qualité et l’innocuité des produits au prix ;
  • le faux bio : une véritable industrie autour du phénomène bio s’étant développée avec la multiplication des labels, des produits verts de marque distributeur, il est de plus en plus difficile de discerner le vrai bio du faux ;
  • la démarche du bébé bio n’a de sens que si elle est systématique et globale. Nécessitant un changement radical de mode de vie, elle est difficile à pérenniser au-delà des premiers mois de prise de conscience et d’efforts positifs.

La multiplication des produits labellisés d’origine biologique, s’accompagnant d’une baisse progressive de leurs prix, favorise l’adoption par les jeunes parents d’une alimentation, d’un équipement et d’un environnement de base préservant la santé de leurs jeunes enfants.

Au-delà, la recherche de produits alimentaires ou manufacturés indemnes de chimie pose la question d’un retour à un mode de vie plus authentique, plus frugal et plus naturel. Une majorité croissante de personnes vivant en zone urbaine, il est difficile à mettre en place de façon durable.

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