TRANSFERT de COMPETENCES : un enjeu majeur

transfert de compétences
90 % des Millennials estiment que les baby-boomers sont une formidable source d’enseignement au travail et 93 % des baby-boomers pensent que les Millennials apporte de nouvelles compétences et de la créativité au travail. Selon l’OCDE,  » des taux d’emploi élevés chez les seniors sont généralement associés à des taux d’emploi élevés chez les jeunes, car les juniors et les seniors sont complémentaires et peu substituables ».
Les forces vives expérimentées étant la seule ressource dont la quantité augmente (les plus de 60 ans passeront de 12 à 16,5 % en 2030), le transfert des compétences parait indispensable pour renforcer la compétitivité et la cohésion sociale.
Comment l’organiser ?
Le mentorat, comme forme de parrainage, semble un bon moyen de transférer des savoir-faire et des savoir-être au sein de l’entreprise.
Il est tout aussi bénéfique pour le senior et le junior, le premier se sentant valorisé dans cette phase de transmission de ses compétences et de ses savoirs et le second voyant son intégration et son employabilité accélérées. Durant ces expériences de mentoring, il apparaît que la circulation des connaissances et des modes de pensée stimule la créativité collective.
Par ailleurs, l’adoption de programmes de transfert intergénérationnel recourant à des outils numériques (téléphone-apprentissage ou plateformes collaboratives d’apprentissage) pilotés par des ambassadeurs issus de la jeune génération peut permettre d’accélérer cette passation des compétences et des savoirs.
S’il ne fait pas encore partie de la culture d’entreprise, le transfert intergénérationnel de compétences peut s’organiser lors d’évènements de transmission particuliers (remplacement à terme d’un collaborateur suite à un départ ou la mobilité interne, renforcement du service et essaimage…).
Il s’agit alors de :
  • identifier les objectifs et les défis de la transmission ;
  • récapituler les savoirs à acquérir ;
  • mettre en œuvre les conditions de transfert opérationnelles (supports, interlocuteurs…) ;
  • identifier le transmetteur (objectifs, motivation, durée, incitation…) ;
  • être soutenu et disposer de suffisamment de temps pour réussir la démarche de transfert.
La société de tous les âges voulue par les autorités du fait de l’allongement de la durée de la vie et de l’activité professionnelle nécessite un bouleversement des modes de fonctionnement des entreprises qui privilégient encore les générations intermédiaires expérimentées au détriment des juniors et des seniors.
Transférer les savoirs entre seniors et juniors pour renforcer l’employabilité de ces deux catégories est un enjeu majeur de compétitivité des entreprises (rééquilibrage de la pyramide des âges et transmission sans ruptures des compétences et des savoirs) et de cohésion sociale (lutte contre la précarité professionnelle et sociale des juniors et des seniors).
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