MANAGEMENT TRANSVERSAL : un management hors hiérarchie

manager transversal

Le management transversal pratiqué dans les start up  est de plus en plus en vogue dans les entreprises au management vertical traditionnel. 

Décloisonnant l’entreprise, optimisant les ressources et favorisant la gestion en mode projet, il permet de répondre aux exigences d’individualisation et d’amélioration des expériences utilisateur et collaborateur.

De quoi s’agit-il ?

Le management transversal est le recours et la gestion de ressources humaines, matérielles ou financières, appartenant à des composantes différentes de l’entreprise, en vue de mener à bien un projet ou une mission commune.

C’est un management qui n’est pas fondé sur un lien hiérarchique, transfonctions et transmétiers (même s’il n’exclut pas un lien d’autorité).

Quelles formes peut-il prendre ?

Il peut concerner :

  • le management de projet à l’objectif et la durée définis ;
  • l’animation d’un sujet récurrent ou d’un processus transversal tel que la gestion de la qualité, de la sécurité ;
  • le pilotage d’un groupe de travail ou d’une task force montés pour résoudre une problématique ponctuelle, urgente ;
  • l’animation d’un réseauou d’une communauté de partage de savoirs ou de bonnes pratiques.

En quoi consiste le management transversal ?

Ne disposant pas de pouvoir hiérarchique, le manager transversal doit :

  • constituer une équipe complémentaire et équilibrée ;
  • développer un management participatif pour favoriser l’implication de tous ;
  • définir la feuille de route précise de chacun : mission, objectifs, responsabilités, règles de fonctionnement ;
  • construire une culture transversale, un esprit d’équipe, une cohésion ;
  • entretenir des relations constructives avec les différents services de l’entreprise et les interlocuteurs externes ;
  • valoriser les contributions de chacun auprès de leur hiérarchie respective.

Quelles qualités indispensables doit développer un manager transversal ?

Le manager transversal doit :

  • développer son leadership
  • avoir une bonne capacité d’entraînement afin d’emporter l’adhésion de l’équipe,
  •  cultiver son pouvoir d’influence en s’assurant de soutiens en interne et le plein support de la direction générale. 

Pour assoir son autorité, être de rang hiérarchique plus élevé que ses équipiers peut s’avérer important, les réflexes liés au management hiérarchique étant tenaces.

Pour engager une dynamique de coopération optimale et tenir les engagements liés à sa mission, il doit, tout à la fois, être :

  • Stratège, 
  • architecte, 
  • excellent communicant, 
  • entraineur, 
  • fin connaisseur des rouages de l’entreprise, 
  • disponible
  • soucieux de valoriser l’apport de chacun.

Comment favoriser la réussite du management transversal ?

  • Son intégration au management vertical. Celle-ci peut être facilitée par la rédaction d’une lettre de mission collective et individuelle validée par la gouvernance de l’entreprise. Celle-ci posera noir sur blanc les objectifs, le rôle de chacun et les règles de coopération.
  • Un compte rendu régulier des avancées à la hiérarchie et la direction générale facilite la reconnaissance des actions transversales et la valeur des contributions individuelles.
  • Sa reconnaissance à sa juste valeur est clé. En effet, la mission transversale n’est pas toujours considérée comme prioritaire par les acteurs et leur hiérarchie. Le manager transversal est souvent assimilé à un manager sans équipe. La contribution de chacun compte généralement peu dans l’appréciation de leur performance ou la gestion de leur carrière.

De fait, l’introduction du management transversal dans une organisation de type hiérarchique est un moyen de développer une culture de la coopération et de la cocréation et de libérer l’intelligence collective.

Publicités