ANTOINE DE SAINT-EXUPÉRY : 100 citations marquantes

Antoine Marie Jean-Baptiste Roger de Saint-Exupéry est  né le 29 juin 1900 à Lyon et disparu en vol le 31 juillet 1944, « Mort pour la France ».

Écrivain, poète et aviateur français, il est issu d’une famille de la noblesse française, Malgré la mort prématurée de son père, Antoine de Saint-Exupéry connaît une enfance heureuse. Après un échec à L’École navale, il se dirige vers les beaux-arts et l’architecture. Pilote durant son service militaire, il rejoint en 1926 la compagnie Latécoère (future Aéropostale), transportant le courrier de Toulouse à Dakar. Il rejoint l’Amérique du sud en 1929.

S’inspirant de ses expériences d’aviateur, il publie ses premiers romans au succès immédiat : Courrier Sud (1929) et Vol de Nuit (1931).

Il passe ensuite au grand-reportage (Vietnam en 1934, Moscou en 1935, Espagne en 1936) et développe une approche et des valeurs humanistes (Terre des hommes en 1939). Affecté dans une escadrille de reconnaissance aérienne en 1939, quittant ensuite la France pour New York avec pour dessein de faire entrer les Américains dans la guerre, il devient l’une des voix de la Résistance. Il rejoint au printemps 1944 une unité chargée de reconnaissances photographiques en vue du débarquement en Provence et disparaît en mission le 31 juillet 1944. Le Petit Prince, écrit à New York durant la guerre, conte pétri de charme et d’humanité, deviendra un succès mondial.

Quelques citations marquantes, certaines étant issues du Petit prince :

– Apprivoise-moi ! – Que faut-il faire ? dit le petit prince. – Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus.
– Où sont les hommes ? reprit enfin le petit prince. On est un peu seul dans le désert… – On est seul aussi chez les hommes, dit le serpent.
Aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction.
Aimez ceux que vous commandez. Mais sans le leur dire.
Au fond il n’existe qu’un seul et unique problème sur terre. Comment redonner à l’humanité un sens spirituel, comment susciter une inquiétude de l’esprit. Il est nécessaire que l’humanité soit irriguée par le haut et que descende sur elle quelque chose comme un chant grégorien. On ne peut plus continuer à vivre en ne s’occupant que de frigidaires, de politique, de bilans budgétaires et de mots croisés. On ne peut plus progresser de la sorte.
Avec l’avion, nous avons appris la ligne droite.
Bien sûr je te ferai mal. Bien sûr tu me feras mal. Bien sûr nous aurons mal. Mais ça c’est la condition de l’existence. Se faire printemps, c’est prendre le risque de l’hiver. Se faire présent, c’est prendre le risque de l’absence. C’est à mon risque de peine, que je connais ma joie.
C’est l’esprit qui mène le monde et non l’intelligence.
C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait la rose si importante.
C’est tellement mystérieux, le pays des larmes.
C’est véritablement utile puisque c’est joli.
Ce n’est pas la distance qui mesure l’éloignement. Le mur d’un jardin de chez nous peut enfermer plus de secrets que la mur de Chine, et l’âme d’une petite fille est mieux protégée par le silence que ne le sont, par l’épaisseur des sables, les oasis sahariennes.
Ce n’est point donner que de perdre.
Ce n’est point être libre que de n’être pas.
Ce que d’autres ont réussi, on peut toujours le réussir.
Ce qui donne un sens à la vie donne un sens à la mort.
Ce qui importe, ce n’est pas d’arriver, mais d’aller vers.
Ce qui me tourmente ce n’est point cette misère, dans laquelle, après tout, on s’installe aussi bien que dans la paresse. Ce qui me tourmente, les soupes populaires ne le guérissent point. Ce qui me tourmente, ce ne sont ni ces creux, ni ces bosses, ni cette laideur. C’est un peu, dans chacun de ces hommes, Mozart assassiné.
Celui qui diffère de moi loin de me léser m’enrichit.

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Chaque femme contient un secret : un accent, un geste, un silence.
Droit devant soi, on ne peut pas aller bien loin.
En travaillant pour les seuls biens matériels nous bâtissons nous-mêmes notre prison. Nous nous enfermons solitaires, avec notre monnaie de cendre qui ne procure rien qui vaille de vivre.
Et si je connais, moi, une fleur unique au monde, qui n’existe nulle part sauf dans ma planète, et qu’un petit mouton peut l’anéantir d’un seul coup, comme ça, un matin, sans se rendre compte de ce qu’il fait, ce n’est pas important ça ?
Etre homme, c’est précisément être responsable. C’est connaître la honte en face d’une misère qui ne semblait pas dépendre de soi. C’est être fier d’une victoire que les camarades ont remportée. C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde. 
Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité.
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
Il est bien plus difficile de se juger soi-même que de juger autrui. Si tu réussis à bien te juger, c’est que tu es un véritable sage.
Il est des victoires qui exaltent, d’autres qui abâtardissent. Des défaites qui assassinent, d’autres qui réveillent.
Il est vain, si l’on plante un jeune chêne, d’espérer s’abriter bientôt sous son feuillage. 
Il faut autour de soi, pour exister, des réalités qui durent.
Il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner.
Il n’y a qu’un coin de l’univers que vous pouvez améliorer : c’est vous même !
Il s’aperçut qu’il avait peu à peu repoussé vers la vieillesse, pour quand il aurait le temps ce qui fait douce la vie des hommes. Comme si réellement on pouvait avoir le temps un jour, comme si l’on gagnait, à l’extrémité de la vie, cette paix bienheureuse que l’on imagine.
J’ai toujours aimé le désert. On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n’entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence…
Je découvre avec mélancolie que mon égoïsme n’est pas si grand puisque j’ai donné à autrui le pouvoir de me faire de la peine.
Je n’aime pas les sédentaires du coeur. Ceux-là qui n’échangent rien ne deviennent rien.
Je te le dis, la grande erreur est d’ignorer que recevoir est bien autre chose qu’accepter. Recevoir est d’abord un don, celui de soi-même. Avare non pas celui qui ne se ruine pas en présents, mais celui qui ne donne point la lumière de son propre visage en échange de ton offrande.
l faut chercher avec le coeur.
L’amour véritable commence là où tu n’attends plus rien en retour.
L’amour, on ne le discute pas, il est.
L’amour, une fois qu’il a germé, donne des racines qui ne finissent plus de croître.
L’attente. Les pas légers. Puis les heures qui coulent fraîches comme un ruisseau entre les herbes sur des cailloux blancs. Les sourires, les mots sans importance qui ont tellement d’importance. On écoute la musique du coeur : c’est joli joli pour qui sait entendre… Bien sûr on veut beaucoup de choses. On veut cueillir tous les fruits et toutes les fleurs. On veut respirer toutes les prairies. On joue. Est-ce jouer ? On ne sait jamais où le jeu commence ni où il finit, mais on sait bien que l’on est tendre. Et l’on est heureux..
L’avenir, tu n’as pas à le prévoir, mais à le permettre.
L’esclave fait son orgueil de la braise du maître.
L’essentiel, nous ne savons pas le prévoir. Chacun de nous a connu les joies les plus chaudes là où rien ne les promettait. Elles nous ont laissé une telle nostalgie que nous regrettons jusqu’à nos misères, si nos misères les ont permises.
L’Homme se découvre quand il se mesure à l’obstacle.
L’impossible recule toujours quand on marche vers lui.
L’intelligence ne vaut qu’au service de l’amour.
L’occasion manquée est celle-là même qui compte.
La nostalgie c’est le désir d’on ne sait quoi…
La perfection est atteinte, non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retirer.
La politique est l’art de consulter les gens sur ce à quoi ils n’entendent rien et de les empêcher de s’occuper de ce qui les regarde.
La raison d’aimer, c’est l’amour.
La terre nous en apprend plus long sur nous que tous les livres. Parce qu’elle nous résiste. L’homme se découvre quand il se mesure avec l’obstacle.
La vérité de demain se nourrit de l’erreur d’hier.
La vie crée l’ordre, mais l’ordre ne crée pas la vie.
Le jeu d’échecs est comme rejeté hors du temps.
Le langage est source de malentendus.
Le véritable voyage, ce n’est pas de parcourir le désert ou de franchir de grandes distances sous-marines, c’est de parvenir en un point exceptionnel où la saveur de l’instant baigne tous les contours de la vie intérieure.
Les contes de fées c’est comme ça. nUn matin on se réveille. nOn dit : Ce n’était qu’un conte de fées… nOn sourit de soi. nMais au fond on ne sourit guère. nOn sait bien que les contes de fées nc’est la seule vérité de la vie.
Les enfants seuls savent ce qu’ils cherchent.
Les hommes ne se respectent plus les uns les autres. Huissiers sans âme, ils dispersent aux vents un mobilier sans savoir qu’ils anéantissent un royaume.
Les vaniteux n’entendent jamais que les louanges.
Les vrais miracles font peu de bruit.
Les yeux sont aveugles. Il faut chercher avec le coeur.
Mais si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde.
Moi je respecte d’abord ce qui dure plus que les hommes.
N’espère rien de l’homme s’il travaille pour sa propre vie et non pour son éternité.
Ni l’intelligence ni le jugement ne sont créateurs.
nLa politique, c’est l’art de consulter les gens sur ce à quoi ils n’entendent rien, et de les empêcher de s’occuper de ce qui les regarde car les mensonges et la crédulité s’accouplent et engendrent l’opinion.
Nous sommes riches aussi de nos misères.
On est de son enfance comme on est d’un pays.
On n’est jamais content là où on est.
On ne connaît que les choses qu’on apprivoise.
On ne peut montrer le chemin à celui qui ne sait où aller.
On ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux.
On risque de pleurer un peu si l’on s’est laissé apprivoiser…
On va toujours, en fin de compte, vers où l’on pèse.
Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible.
Pour convertir l’homme en soi, il convient non de l’amputer, mais de l’exprimer à lui-même, d’offrir un but à ses aspirations et un territoire à ses énergies.
Pourquoi nous haïr ? Nous sommes solidaires, emportés sur la même planète, équipage d’un même navire. Et s’il est bon que des civilisations s’opposent pour favoriser des synthèses nouvelles, il est monstrueux qu’elles se dévorent. 
Préparer l’avenir ce n’est que fonder le présent. Il n’est jamais que du présent à mettre en ordre. À quoi bon discuter cet héritage. L’avenir, tu n’as point à le prévoir mais à le permettre.
Quand nous prendrons conscience de notre rôle, même le plus effacé, alors seulement nous serons heureux. Alors seulement nous pourrons vivre en paix, car ce qui donne un sens à la vie donne un sens à la mort.
Quand tu donnes tu perçois plus que tu ne donnes, car tu n’étais rien et tu deviens.
Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire.
Qui n’a pas su, qui n’a pas osé, à un moment donné  » risquer « , n’a pas le droit de se plaindre de la médiocrité de son existence.
Sache que l’hospitalité, la courtoisie et l’amitié sont rencontres de l’homme dans l’homme.
Seul le langage insuffisant oppose les hommes les uns aux autres.
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis.
Si tu ne donnes plus, tu n’as rien donné.
Si tu veux comprendre le mot bonheur, il faut l’entendre comme récompense et non comme but.
Toi, tu auras des étoiles comme personne n’en a… Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire !
Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants, mais peu d’entre elles s’en souviennent.
Tu es responsable de ce que tu as apprivoisé.
Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c’est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d’or. Alors ce sera merveilleux quand tu m’auras apprivoisé ! Le blé qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j’aimerai le bruit du vent dans le blé..
Un sourire est souvent l’essentiel. On est payé par un sourire. On est récompensé par un sourire.
Une civilisation repose sur ce qui est exigé des hommes, non sur ce qui leur est fourni.
Une démocratie doit être une fraternité ; sinon, c’est une imposture.
Voyez-vous dans la vie, il n’y a pas de solutions. Il y a des forces en marche : il faut les créer, et les solutions les suivent.

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