Citations de Marilyn Monroe : ses phrases et leur source

Les citations de Marilyn Monroe révèlent une femme bien différente de la blonde pétillante des écrans : sensible, lucide, drôle et souvent mélancolique. Puisées dans ses carnets intimes, ses souvenirs et ses entretiens, les citations de Marilyn Monroe parlent d’amour, de solitude, de Hollywood et de la célébrité. Voici les citations de Marilyn Monroe classées par thème, avec, à la fin, celles qu’elle n’a jamais prononcées.

Derrière l’actrice solaire se dévoile une jeune femme lunaire, perfectionniste à l’extrême, en quête d’absolu, souvent blessée par les hommes, les trahisons et les humiliations. Prise de peur panique avant chaque tournage, redoutant de décevoir, Marilyn Monroe écrivait : « Seule. Je suis toujours seule, quoi qu’il arrive. » En 2026, année du centenaire de sa naissance, ses mots continuent de toucher.

Fragments : Marilyn Monroe par elle-même

Une grande partie de ces pensées vient de Fragments, un recueil de poèmes, de notes intimes et de lettres publié en 2010. À sa mort en 1962, Marilyn Monroe avait légué ses effets personnels à son professeur d’art dramatique, Lee Strasberg. Après la mort de celui-ci, en 1982, sa veuve Anna hérita de cette collection jamais inventoriée, et découvrit des années plus tard deux boîtes de poèmes et de manuscrits de la main de l’actrice.

Les textes ont été rassemblés et transcrits par Stanley Buchthal et Bernard Comment, éditeur aux éditions du Seuil, à Paris. Écrits sur des feuilles volantes, dans des carnets ou sur du papier à lettres d’hôtel, ils montrent une femme d’une grande sensibilité, qui cherchait ses mots pour dire ses doutes, ses amours et sa solitude.

Une grande lectrice

Curieuse et passionnée de littérature, Marilyn Monroe n’a jamais cessé de se cultiver. En 1951, alors que sa carrière décolle, elle s’inscrit à deux cours de littérature de dix semaines dans le programme pour adultes de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA), qu’elle suit le soir. Sa bibliothèque personnelle comptait environ 400 livres, de Dostoïevski et Milton à Hemingway et Kerouac.

Les journalistes de l’époque ne l’interrogeaient presque jamais sur ses lectures. Pour le centenaire de sa naissance, la biographe Gail Crowther a consacré tout un livre, Marilyn and Her Books, à cette vie de lectrice longtemps ignorée.

Les citations de Marilyn Monroe sur l’amour et les hommes

  • « Ce dont j’ai le plus besoin au monde, c’est d’aimer et d’être aimée. »
  • « C’est l’humeur et l’état d’esprit d’une femme qu’un homme doit stimuler pour que le sexe ait un intérêt. L’amant, le vrai, est celui qui vous fait fondre rien qu’en vous touchant la tête, en vous souriant droit dans les yeux. »
  • « Je pense que le mieux est d’aimer bravement et d’accepter, autant qu’on peut le supporter. »
  • « On ne peut pas davantage se forcer à aimer qu’à planer dans les airs. »
  • « Je ne peux pas m’habituer au fait qu’il m’aime et je continue à attendre de lui qu’il ne m’aime plus, tout en espérant que cela n’arrivera jamais. Mais je continue à me dire : qui sait ? »
  • « Je pense que j’ai toujours été profondément effrayée à l’idée d’être la femme de quelqu’un, car j’ai appris de la vie qu’on ne peut aimer l’autre, jamais, vraiment. »
  • « Je pense qu’il est préférable d’être malheureux seul que malheureux avec quelqu’un. »
  • « Sans crier gare, l’amour fondit sur moi, m’enveloppa, me souleva dans les airs, me remit d’aplomb et je posai sur le monde un regard tout neuf, comme si je venais de naître. »
  • « C’est toujours délicieux quand ça commence, toujours palpitant. Mais ça finit toujours dans la tristesse. »
  • « Les rapports humains sont souvent désastreux, car la grande majorité de l’espèce humaine ne comprend pas qu’entrer dans le cœur d’une personne n’est pas une conquête mais une opportunité extraordinaire. »
  • « Les hommes qui croient qu’une femme les aimera moins parce que son cœur a déjà beaucoup battu avant eux sont en général des faibles ou des idiots. »
  • « Un homme parfois finit par se sentir coupable et se met en colère si on l’aime trop. »
  • « J’avais lu quelque part que les hommes s’attachent davantage à vous lorsqu’ils ne sont plus tellement sûrs que vous leur appartenez sans réserve. »
  • « Les hommes sont toujours prêts à respecter quelqu’un qui les ennuie. Et si la plupart des femmes mariées, même les jolies, ont l’air tellement sinistres, c’est parce qu’on les respecte trop. »
  • « Je ne me soucie pas de vivre dans un monde d’hommes si je peux y être une femme. »
  • « La jalousie ? C’est comme le sel sur un steak. Il ne faut pas exagérer, mais elle est indispensable. »
  • « Avoir ton cœur est la seule chose parfaitement heureuse dont je sois fière. »
  • « Un baiser est une gourmandise qui ne fait pas grossir. »
  • « J’ai toujours admiré les hommes qui avaient plein de femmes. Cela doit être ainsi quand on est l’enfant d’une femme insatisfaite. La monogamie est une idée creuse. »
  • « Avant le mariage, une femme doit faire l’amour à un homme pour le retenir. Après le mariage, elle doit le retenir pour lui faire l’amour. »
  • « C’est surtout lorsqu’ils trompent leur femme que les hommes se révèlent de parfaits amants. »
  • « Les hommes sont tous les mêmes. Seuls leurs visages sont différents pour qu’on puisse les distinguer. »
  • « J’avais l’impression de me précipiter vers le bord d’un toit pour me jeter dans le vide. Chaque fois je m’arrêtais juste avant de sauter, me retournais vers lui, le suppliais de me retenir. C’est terriblement dur de prendre une décision qui vous déchire le cœur, surtout s’il s’agit d’un cœur neuf qui ne survivra pas, pense-t-on, à la première blessure. »

Les citations de Marilyn Monroe sur Hollywood et la célébrité

  • « À Hollywood, on vous paiera un baiser mille dollars, et on donnera cinquante cents pour votre âme. Je le sais, parce que j’ai très souvent refusé la première proposition, et très souvent mendié la seconde. »
  • « À Hollywood, la vertu d’une femme est beaucoup moins importante que sa coiffure. On vous juge sur votre apparence, et pas sur ce que vous êtes. »
  • « La célébrité passera et je lui dirai adieu. Mais au moins, je l’aurai connue. Si elle disparaît, j’aurai toujours su qu’elle était volage. Ça aura été une expérience, mais ce n’est pas tout ce qui fait ma vie. » (Life, entretien avec Richard Meryman, 1962)
  • « Une carrière réussie, c’est fantastique, mais on ne peut pas se blottir contre elle la nuit lorsqu’on a froid. »
  • « Je me rendis compte que, tout comme j’avais dû me battre pour faire du cinéma et devenir une actrice, je devrais maintenant me battre pour obtenir le droit d’être moi-même et d’utiliser mes talents. Si je ne me défendais pas, je deviendrais une marchandise bonne à être vendue dans les vitrines de cinéma. »
  • « Je ne serai satisfaite que lorsque les gens voudront m’entendre chanter sans me regarder en même temps. »
  • « L’idée d’être un symbole me déplaît, mais si je dois être le symbole de quelque chose, je préfère que ce soit du sexe. »
  • « Je n’appartiens qu’au public et au monde. Non pas parce que je suis talentueuse ou jolie, mais parce que je n’ai jamais appartenu à personne. »
  • « Je ne veux pas être riche. Je veux être merveilleuse. »
  • « Je ne sais pas qui je suis, mais je suis la blonde. »
  • « J’aime les plaisanteries, mais je ne veux pas en être une. »
  • « J’ai une grosse tête, vous savez. Bien sûr, il n’y a rien dedans, mais elle est grosse tout de même… »
  • « Quelque part, ça me rend heureuse d’être en retard. On m’attend. On est impatient de me voir. Ça me rappelle toutes ces années où on se fichait que je sois là ou non. »
  • « Je n’ai jamais voulu être méchante avec qui que ce soit, mais vous ne pouvez pas vous permettre d’être trop gentil avec les gens qui travaillent avec vous. Sinon, ils vous piétineraient à mort ! »
  • « La vérité, c’est que malgré mon rouge à lèvres, mon mascara et mes rondeurs précoces, j’étais aussi sensuelle qu’un fossile. »
  • « Les garçons se mirent à me faire la cour comme si j’avais été la seule créature de mon sexe dans tout le secteur. J’aurais bien aimé désirer quelque chose autant qu’eux. Moi, je n’avais envie de rien. Ils auraient aussi bien pu faire la cour à une bûche. »
  • « Quand il entrait dans ma chambre et me prenait dans ses bras, tous mes ennuis s’envolaient. J’oubliais aussitôt Norma Jean et cessais de voir les choses par ses yeux. J’oubliais même que je n’étais pas photogénique. J’avais l’impression de faire peau neuve, je n’étais plus une actrice à la recherche d’un monde aux couleurs chatoyantes. Toute la gloire, la beauté, tout le génie dont j’avais rêvé étaient réunis en moi. Quand il me disait « je t’aime », je me sentais plus comblée que si un millier de critiques m’avait sacrée grande vedette en chantant mes louanges. »

Les citations de Marilyn Monroe sur la solitude et la vie

  • « Seuls quelques fragments de nous toucheront un jour des fragments d’autrui. La vérité de quelqu’un n’est en réalité que ça, la vérité de quelqu’un. On peut seulement partager le fragment acceptable pour le savoir de l’autre. Ainsi on est presque toujours seuls. »
  • « L’enfance de chacun se rejoue tout le temps. Pas étonnant que personne ne connaisse l’autre ni ne puisse le comprendre entièrement. Je ne sais pas si j’en arrive avec cette conclusion à tout laisser tomber, ou si pour la première fois peut-être je suis connectée avec la réalité. »
  • « Comme c’est aussi le cas de toute évidence dans la nature, au mieux peut-être notre entendement pourrait-il découvrir la solitude d’un autre. »
  • « Comment est-ce qu’on sait la souffrance des jeunes années de l’autre, sans parler de tout ce qu’il traîne avec lui, puisque au mieux une large marge de manœuvre est nécessaire pour l’autre, et pourtant combien c’est malsain de le supporter. »
  • « J’ai toujours pensé que je n’étais personne. Et la seule façon pour moi de devenir quelqu’un, eh bien, c’est d’être quelqu’un d’autre. »
  • « J’ai l’impression que tout ce qui m’arrive concerne quelqu’un d’autre, tout près de moi. J’entends, je sens ce qui se passe, mais ce n’est pas vraiment moi. »
  • « C’était le dimanche que la solitude me pesait le plus. Le dimanche, on ne peut pas chercher du travail ou traîner dans les magasins. Tout ce qu’on peut faire, c’est marcher comme si on allait quelque part. »
  • « J’ai essayé tout l’hiver d’imaginer le printemps. Il est là et je me sens toujours aussi désespérée. »
  • « Parfois je me demande à quoi sert le temps de la nuit. Il n’existe pratiquement pas pour moi : tout paraît comme un long jour sans fin, horrible. »
  • « Comme les mois passent vite… et les calendriers ! »
  • « Mes sentiments ne trouvent pas à se développer dans les mots. »
  • « J’ai vu plein de jeunes marins solitaires qui paraissaient trop jeunes pour être aussi tristes. »
  • « Je sais que je ne serai jamais heureuse, mais je peux être gaie ! »
  • « Plus j’y pense, plus je me rends compte qu’il n’y a pas de réponse : la vie doit être vécue. »
  • « Je fais de mauvaises choses, mais je ne suis pas le diable. Je suis gentille, mais je ne suis pas un ange. »
  • « Je ne comprends pas pourquoi les gens ne sont pas un peu plus généreux entre eux. »
  • « Il y a toujours deux côtés dans une histoire. »
  • « Vouloir être quelqu’un d’autre, c’est gâcher la personne que vous êtes. »
  • « Les chiens ne m’ont jamais mordue. Seuls les hommes l’ont fait. »
  • « L’alcool est accepté socialement et même on vous encourage à en boire. »
  • « À l’aide. À l’aide. Je sens la vie qui se rapproche alors que tout ce que je veux, c’est mourir. »
  • « Oui, il y avait quelque chose de spécial chez moi. J’étais le genre de fille qu’on retrouve morte dans une chambre minable, un flacon de somnifères vide à la main. »

« Chanel N°5 » : la réplique la plus célèbre

En 1952, à l’occasion de sa première couverture du magazine Life, Marilyn Monroe confie qu’elle ne porte, pour dormir, que quelques gouttes de Chanel N°5. Elle reprend l’anecdote en avril 1960, sur le tournage du Milliardaire (Let’s Make Love) de George Cukor, au micro de Georges Belmont, rédacteur en chef du magazine Marie Claire. L’enregistrement, retrouvé par la maison Chanel dans ses archives, a servi en 2013 à une campagne publicitaire du parfum :

« Vous savez, on me pose des questions… Par exemple : que portez-vous pour dormir ? Un haut de pyjama, un bas de pyjama ? Une chemise de nuit ? Alors, j’ai répondu : Chanel N°5. Parce que c’est la vérité ! Vous comprenez : je ne vais pas dire nue !… »

Marilyn Monroe à Georges Belmont, Marie Claire, 1960

Les phrases que Marilyn n’a jamais dites

Marilyn Monroe est l’une des personnalités les plus citées sur les réseaux sociaux, et aussi l’une de celles à qui l’on prête le plus de phrases qu’elle n’a jamais prononcées. Voici les plus répandues :

  • « Je suis égoïste, impatiente et peu sûre de moi… Si vous ne pouvez pas me supporter au pire, vous ne me méritez pas au meilleur. » : aucune trace dans ses écrits ni dans ses entretiens.
  • « L’imperfection est beauté, la folie est génie, et il vaut mieux être totalement ridicule que totalement ennuyeux. » : jamais dite par Marilyn.
  • « Donnez à une femme de belles chaussures et elle pourra conquérir le monde. » : la phrase est attribuée à Bette Midler.
  • « Une femme n’a pas besoin d’une personne qui n’a pas besoin d’elle. » : aucune source.
  • « Les femmes ont à leur disposition deux armes terribles : le fard et les larmes… » : on ne la trouve que sur des sites de citations francophones, sans aucune référence.
  • « Nous sommes toutes des étoiles. Il suffit juste d’apprendre à briller. » : formule de développement personnel, sans source d’époque.

Comme pour les citations de Kennedy ou les formules de Winston Churchill, mieux vaut toujours vérifier l’origine d’une phrase avant de la partager. Retrouvez toutes nos citations classées par auteur.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le livre Fragments ?

C’est un recueil de poèmes, de notes intimes et de lettres de Marilyn Monroe, publié en 2010 et édité par Stanley Buchthal et Bernard Comment, à partir de deux boîtes de manuscrits retrouvées dans les archives de Lee Strasberg.

Quelle a été sa dernière interview ?

Celle accordée en juillet 1962 à Richard Meryman, journaliste à Life. Des extraits ont paru dans le numéro du 3 août 1962, deux jours avant sa mort, survenue dans la nuit du 4 au 5 août, à 36 ans.

A-t-elle vraiment dit dormir avec du Chanel N°5 ?

Oui. Elle l’a confié au magazine Life en 1952, puis l’a répété en 1960 à Georges Belmont, de Marie Claire ; cet enregistrement a été retrouvé par Chanel.

Pourquoi lui attribue-t-on tant de fausses citations ?

Son nom fait vendre et circuler les images sur les réseaux sociaux. Des phrases sans auteur, souvent écrites bien après sa mort, finissent ainsi signées Marilyn Monroe.

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