FÊTES DE LA SAINT-JEAN : origines et traditions

Depuis les temps immémoriaux, des fêtes païennes liées au culte du soleil et aux moissons accompagnées de grands feux de joie ont lieu au solstice d’été dans l’hémisphère nord. La pratique païenne a été par la suite associée à la fête de Jean le Baptiste, le 24 juin. Auparavant, célébrée partout en France, seules quelques régions en continuent la tradition.

En quoi consistent les fêtes de la Saint-Jean ?

Les fêtes de la Saint Jean se caractérisent par des feux de joie et différents rituels variant selon les régions et les pays. De façon générale, il s’agit de :

  • une fête d’extérieur, ayant lieu dans un espace public où tout le monde peut se retrouver (centre du village et/ou lieu en hauteur),
  • une fête sociale permettant à la communauté de se rassembler, se retrouver et  fraterniser,
  • une fête protectrice, pour purifier et protéger les récoltes et des hommes,
  • une fête expiatrice qui cherche à s’attirer les faveurs ou la clémence de l’invisible,
  • une fête magique  donnant vertus et pouvoirs particuliers aux éléments auxquels elle fait honneur.
  • et enfin, une fête spirituelle permettant de prendre conscience qu’après la croissance (printemps) vient la décroissance (automne), et que la vie réside dans l’équilibre fondamental entre les forces naturelles, humaines et sacrées.

Quand ont-t-elles lieu ?

Les fêtes de la Saint Jean d’été sont proches du jour du solstice d’été, moment où la Terre présente son pôle nord au soleil et cache son pôle sud, jour le plus long de l’année et nuit la plus courte dans l’hémisphère nord. Dans le calendrier, cet événement tombe le 21 ou le 22 juin et marque le début de l’été. Quand la France adopta le calendrier grégorien en 1582, le solstice d’été qui était alors le 21 juin dans le calendrier julien (de Jules César) devint le 24 juin, jour de célébration de Saint-Jean-Baptiste.

Quelles sont ses origines ?

La Saint Jean d’été est une tradition ancestrale présente dans différentes civilisations. L’origine de cette pratique est liée au culte de la lumière du soleil et aux moissons. Les traditions associent généralement des gestes communautaires et propitiatoires tels que des feux rituels, la cueillette d’herbes et de plantes, la baignade rituelle ou des pratiques magiques.
Cette célébration proviendrait de cultes sumériens, phéniciens, celtes et germaniques.
En Syrie et en Phénicie, le solstice d’été donnait lieu à une grande fête en l’honneur de  Tammouz chez les Babyloniens (ou Dumuzi chez les Sumériens) qui était le dieu de la végétation, symbole de la mort et de la renaissance de la Nature. Dumuzi_aux_enfers.jpgChaque année, il mourrait durant l’été et était entraîné vers les Enfers par les génies Gallas, ce qui  provoquait sur Terre sécheresse et désolation. Puis Ishtar, son épouse, allait le chercher aux Enfers et la vie renaissait.

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