| L’homme naturellement ambitieux et orgueilleux ne trouve jamais en lui-même pourquoi un autre lui doit commander, jusqu’à ce que son besoin propre le lui fasse sentir. |
| L’un des meilleurs expédients que l’on peut pratiquer pour cela, c’est d’écouter plus souvent que de parler, parce qu’il est très-malaisé de parler beaucoup sans dire quelque chose de trop. |
| L’État, c’est moi.(devant les parlementaires parisiens) |
| La décision a besoin d’un esprit de maître ; et il est sans comparaison plus facile de faire ce qu’on est, que d’imiter ce qu’on n’est pas. |
| La fonction de roi consiste principalement à laisser agir le bon sens, qui agit toujours naturellement et sans peine. |
| La gloire n’est pas une maîtresse qu’on puisse jamais négliger, ni être digne de ses premières faveurs, si l’on n’en souhaite incessamment de nouvelles. |
| La sagesse veut qu’en certaines rencontres on donne beaucoup au hasard; la raison elle-même conseille alors de suivre je ne sais quels mouvements ou instincts aveugles au-dessus de la raison, et qui semblent venir du Ciel. |
| Le dernier argument des rois : Ultima ratio regum (devise gravée sur ses canons) |
| Le travail n’épouvante que les âmes faibles. |
| Les empires, mon fils, ne se conservent que comme il s’acquièrent, c’est-à-dire par la vigueur, par la vigilance et par le travail. |
| Les princes dans tous les conseils doivent avoir pour première vue d’examiner ce qui peut leur donner ou leur ôter l’applaudissement du public. |
| Les règles de la justice et de l’honneur conduisent presque toujours à l’utilité même. |
| N’ayez jamais de favori, ni de Premier ministre. |
| Non inégal au grand nombre. (devise du roi se comparant au soleil) |
| Nous devons aux règles mêmes et aux exemples l’avantage de nous pouvoir passer des exemples et des règles. |
| On ne fait jamais rien d’extraordinaire, de grand et de beau, qu’en y pensant plus souvent et mieux que les autres. |
| Pourquoi pleurez-vous, m’avez-vous cru immortel? (à ses valet sur son lit de mort) |
| Quand on peut tout ce que l’on veut, il n’est pas aisé de ne vouloir que ce que l’on doit. |
| Quand on s’est mépris, il faut réparer la faute et que nulle considération en empêche, pas même la bonté. |
| Quiconque pardonne trop souvent punit presque inutilement le reste du temps. |
| Si je n’étais roi, je me mettrais en colère. (A M. de Lauzun qui lui avait parlé insolemment) |
| Tout l’art de la politique est de se servir des conjonctures. |
| Toutes les fois que je donne une place vacante, je fais cent mécontents et un ingrat. |
| Mon père, j’ai entendu plusieurs grands orateurs, J’en ai été content mais, après vous avoir entendu, je suis très mécontent de moi-même. » (A l’évêque Massillon grand prédicateur à l’éloquence unique) |
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