Le kagami mochi, littéralement « gâteau miroir », est un mochi traditionnel du Nouvel An japonais. Il est fabriqué à partir de deux mochis, le plus petit étant placé au-dessus du plus grand, surmontés d’un daidai (une orange amère japonaise), une feuille étant attachée sur le dessus. Cette recette de kagami mochi permet de préparer deux mochis sucrés simples, de taille différente, pour composer votre propre kagami mochi pour la nouvelle année.
Le kagami mochi, une tradition du Nouvel An japonais
Apparu durant la période Muromachi (1336-1573), le nom kagami (« miroir ») viendrait du fait que la composition ressemble à une ancienne forme de miroir rond japonais, doté d’une signification religieuse. Les mochi sont un plat des beaux jours : l’esprit du riz résiderait dans le mochi, plat auquel on attribue traditionnellement la force. Les deux mochi empilés sont parfois interprétés comme l’année en cours et l’année suivante, le cœur humain, le yin et le yang, ou encore le soleil et la lune. Le daidai, dont le nom signifie « générations », est supposé symboliser la pérennité de la famille de génération en génération.
Traditionnellement, le kagami mochi était placé dans un autel shintoïste appelé kamidana, ou dans le tokonoma, une petite alcôve décorée dans la pièce principale de la maison. Il est cassé et mangé lors du rituel appelé kagami biraki (« ouverture du miroir »), le premier samedi ou dimanche de janvier, ou le 11 janvier selon les régions, synonyme de santé pour toute la famille durant la nouvelle année. Les petits morceaux servent à préparer l’oshiruko (gâteau de riz servi avec une soupe aux haricots azuki sucrés) et l’agemochi (gâteau de riz croquant frit).
Ingrédients
| Niveau de difficulté : facile |
| Temps de préparation : 10 min |
| Temps de repos : – |
| Temps de cuisson : 35 min |
| Temps total : 45 min |
| Pour : 2 mochis (1 kagami mochi) |
| 160 g de mochiko (farine de riz sucré ou farine de mochi) |
| 180 ml d’eau |
| 400 g de sucre |
| Amidon de maïs |
| En option, pour utiliser le surplus : pâte de haricots rouges sucrés (anko) ou glace au thé matcha |
Préparation du kagami mochi, étape par étape
- Mélangez la farine de mochi et l’eau dans un bol résistant à la chaleur, jusqu’à obtenir un mélange homogène.
- Ajoutez un peu d’eau si le mélange est trop sec, 1 c. à s. à la fois.
- Cuisez à la vapeur la pâte de mochiko (en la laissant dans le bol) dans un cuiseur vapeur pendant 20 minutes.
- Transférez le mochi cuit à la vapeur dans une casserole et faites cuire à feu moyen à moyen-doux avec un tiers du sucre.
- Lorsque le sucre est complètement dissous, ajoutez un second tiers du sucre et mélangez bien.
- Ajoutez la dernière partie du sucre et faites cuire encore jusqu’à ce qu’il soit entièrement dissous, sans le laisser brûler.
- Déposez la pâte à mochi chaude sur une plaque à pâtisserie généreusement saupoudrée d’amidon de maïs.
- Formez les deux mochis de taille différente en effectuant des mouvements de repli de la pâte, des bords vers le centre.
- Avec le surplus, formez un ou plusieurs petits mochis garnis au centre d’anko ou de glace au thé matcha.
- Laissez refroidir.
- Superposez les deux mochis et ajoutez une orange amère au sommet.
- Cassez et dégustez le jour du kagami biraki !
Conseils pour réussir son kagami mochi
- Travaillez la pâte de mochi pendant qu’elle est encore chaude : elle devient plus difficile à façonner en refroidissant.
- Ajoutez le sucre en trois fois, comme indiqué, pour éviter qu’il ne cristallise ou ne brûle au fond de la casserole.
- N’hésitez pas à généreusement fariner d’amidon de maïs vos mains et le plan de travail : la pâte de mochi est très collante.
- À défaut de daidai, une orange amère (bigarade) ou une petite clémentine avec sa feuille peut la remplacer pour la décoration.
Variantes et suite de la tradition
Une fois le kagami mochi cassé lors du kagami biraki, les morceaux se préparent traditionnellement en oshiruko ou en agemochi. Pour d’autres douceurs à base de mochi, découvrez aussi nos mochis à la confiture de haricots rouges.
Questions fréquentes
Quand faut-il casser et manger le kagami mochi ?
Le rituel du kagami biraki a lieu le premier samedi ou dimanche de janvier, ou le 11 janvier selon les régions du Japon, marquant la fin des festivités du Nouvel An.
Pourquoi ne coupe-t-on pas le kagami mochi au couteau ?
Traditionnellement, on le brise à la main ou au maillet plutôt que de le trancher : couper évoque symboliquement une rupture, ce qui est considéré de mauvais augure pour la nouvelle année.
Par quoi remplacer le daidai si on n’en trouve pas ?
Une orange amère (bigarade) ou une petite clémentine avec sa feuille fait très bien l’affaire pour la décoration du kagami mochi.
Peut-on conserver le kagami mochi plusieurs jours avant de le manger ?
Oui, c’est même l’usage : il reste exposé du Nouvel An jusqu’au jour du kagami biraki, généralement autour du 11 janvier, avant d’être cassé et cuisiné.
Recette à imprimer :

Kagami mochi
Ingrédients
Matériel
Préparation
- Mélangez la farine de mochi et l’eau dans un bol résistant à la chaleur, jusqu’à obtenir un mélange homogène.
- Ajoutez un peu d’eau si le mélange est trop sec, 1 c. à s. à la fois.
- Cuisez à la vapeur la pâte de mochiko (en la laissant dans le bol) dans un cuiseur vapeur pendant 20 minutes.
- Transférez le mochi cuit à la vapeur dans une casserole et faites cuire à feu moyen à moyen-doux avec un tiers du sucre.
- Lorsque le sucre est complètement dissous, ajoutez un second tiers du sucre et mélangez bien.
- Ajoutez la dernière partie du sucre et faites cuire encore jusqu’à ce qu’il soit entièrement dissous, sans le laisser brûler.
- Déposez la pâte à mochi chaude sur une plaque à pâtisserie généreusement saupoudrée d’amidon de maïs.
- Formez les deux mochis de taille différente en effectuant des mouvements de repli de la pâte, des bords vers le centre.
- Avec le surplus, formez un ou plusieurs petits mochis garnis au centre d’anko ou de glace au thé matcha.
- Laissez refroidir.
- Superposez les deux mochis et ajoutez une orange amère au sommet.
- Cassez et dégustez le jour du kagami biraki !