FABLES DE LA FONTAINE : MORALES (V/V)

09-09-2020

Les « Fables choisies, mises en vers par M. de La Fontaine » sont trois recueils de deux cent quarante trois fables allégoriques de Jean de La Fontaine publiées entre 1668 et 1694. Inspirées de fables d’Ésope, Babrius et Phèdre, elles mettent en scène des animaux anthropomorphes et finissent ou commencent par une morale.

L’auteur y invente un genre où le style et l’esprit plus que le propos se veulent didactiques. Modèle du français classique, ces fables sont utilisées dès le début du XVIIIe siècle comme support d’enseignement par les enseignants et les précepteurs familiaux, puis deviennent sous la Troisième République et jusque dans les années 1950 un incontournable de l’école primaire.

Nous avons extrait la morale de ces fables, qui, relatives au comportement et au caractère de l’être humain, ont conservé une valeur quasi intemporelle.

Il s’agit néanmoins d’un encouragement à lire ou relire une ou plusieurs fables dans leur intégralité, car comme le dit La Fontaine dans « Le Pâtre et le Lion » : » Une Morale nue apporte de l’ennui ; le Conte fait passer le précepte avec lui ».

Suivent ci-dessous les morales (V/V) :

Renard (le), le Loup et le Cheval (XII, 17)… de tout inconnu le sage se méfie.
Renard (le), le Singe, et les Animaux (VI, 6)….. à peu de gens convient le diadème.
Le piège dans lequel tombe le singe de la fable montre que l’échec est assuré à ceux qui entreprennent sans réfléchir.
Renard (le), les Mouches et le Hérisson (XII,13)Plus telles gens sont pleins, moins ils sont importuns.
Rien de de trop (IX, 11)De tous les animaux l’homme a le plus de pente
A se porter dedans l’excès. Il faudrait faire le procès
Aux petits comme aux grands. Il n’est âme vivante
Qui ne pèche en ceci.
Rien de trop est un point
Dont on parle sans cesse, et qu’on n’observe point.
Rieur (le) et les Poissons (VIII, 8)Dans cette fable, La Fontaine fait référence au rôle du poète qui amuse, mais qui, aussi, sait aller bien au-delà…
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