SAINTS DE GLACE : origines, mythe ou réalité

Dans les régions plus méridionales, les dernières gelées printanières ont lieu en avril, d’où les dictons sur ces saints appelés par Rabelais les « saints gresleurs, geleurs et gasteurs de bourgeons ».

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Dans le Midi de la France, on invoque les Saints cavaliers ou Saints Chevaliers : saint Georges (23 avril), saint Marc (25 avril), saint Aphrodise (28 avril), saint Eutrope (30 avril), saint Philippe ou fête de la Sainte Croix (3 mai) et saint Jean Porte latine (6 mai). Cette période des Saints cavaliers va généralement du 23 avril au 6 mai, alors que la lune rousse va généralement du 5 avril au 6 mai.

Tradition, mythe ou réalité ?

Des périodes de froid intense ont été identifiées en Europe au Ve et au VIe siècle durant cette période des saints de glace.

Afin de mettre un terme à une série de calamités naturelles, Saint Mamert introduisit la fête des Rogations en 470. Les paysans se réunissaient et récitaient lors de processions paroissiales des prières pour protéger les cultures durant ces jours critiques. Le patronage de ces saints n’étant pas toujours favorable, ils ont fini par incarner le retour du froid.

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En 1960, l’Église catholique a décidé de « remplacer » les saints associés aux inquiétudes agricoles par d’autres saints et saintes sans lien avec ces croyances populaires, jugées paganistes.

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