GANDHI : pensées d’anthologie

Les religions sont comme des routes différentes convergeant vers un même point. Qu’importe que nous empruntions des voies différentes, pourvu que nous arrivions au même but.
Les satisfactions égoïstes conduisent à la destruction, la renonciation conduit à l’immortalité.
Les systèmes économiques qui négligent les facteurs moraux et sentimentaux sont comme des statues de cire : ils ont l’air d’être vivants et pourtant il leur manque la vie de l’être en chair et en os.
Les vérités différentes en apparence sont comme d’innombrables feuilles qui paraissent différentes et qui sont sur le même arbre.
Lorsqu’il faut choisir entre liberté et érudition, qui ne dira que l’on doit mille fois préférer la première à la seconde ?
Ma vie est mon seul enseignement.
Mieux vaut être violent lorsque la violence emplit notre coeur que de revêtir le manteau de la non-violence pour dissimuler notre impuissance.
Mieux vaut y mettre tout son coeur et ne pas trouver les mots pour le dire, que trouver les mots pour le dire et ne pas y mettre tout son coeur.
Mon exigence pour la vérité m’a elle-même enseigné la beauté du compromis.
Mon expérience générale m’a convaincu qu’il n’y a pas d’autre Dieu que la Vérité.
Notre capacité ne réside pas dans notre capacité à refaire le monde, mais dans notre habilité à nous recréer nous-même.
Notre vie est une longue et pénible quête de la Vérité.
Nul être humain n’est trop mauvais pour être sauvé. Nul être humain n’est assez parfait pour avoir le droit de tuer celui qu’il considère à tort comme entièrement mauvais.
Nul homme qui aime son pays ne peut l’aider à progresser s’il ose négliger le moindre de ses compatriotes.
On peut juger de la grandeur d’une nation par la façon dont les animaux y sont traités.
Par sa nature même, la vérité porte l’évidence en soi. Dès qu’on la débarrasse des toiles d’araignée de l’ignorance, elle brille avec éclat.
Prier n’est pas demander ; c’est une aspiration de l’âme.
Puisque j’ai rejeté l’épée, il n’est plus rien d’autre que la coupe de l’amour que je puisse offrir à ceux qui se dressent contre moi.
Qu’importe que nous empruntions des itinéraires différents pourvu que nous arrivions au même but.
Quand je désespère, je me souviens que tout au long de l’histoire, la voix de la vérité et de l’amour a toujours triomphé ; Il y a eu dans ce monde des tyrans et des assassins, et pendant un moment ils peuvent sembler invincible, mais à la fin, ils tombent toujours.
Que nous devions obéir à toutes les lois, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, est une invention récente.
Rappelez-vous qu’à travers l’histoire il y eut des tyrans et des meurtriers qui pour un temps, semblèrent invincibles. Mais à la fin, ils sont toujours tombés. Toujours…
S’abstenir de punir n’est pardon que quand il existe le pouvoir de punir.
Sans doute serais-je chrétien, si les chrétiens l’étaient vingt-quatre heures par jour.
Si chacun ne conservait que ce dont il a besoin, nul ne manquerait de rien, et chacun se contenterait de ce qu’il a.
Si Dieu devait apparaître aux affamés, il n’oserait leur apparaître que sous forme de nourriture.
Si j’avais été une femme je me serais révolté contre toute tentative de l’homme de ne voir en sa compagne qu’un simple jouet. De tous les maux dont l’homme s’est lui-même rendu responsable, nul n’est plus dégradant, révoltant et brutal que l’exploitation éhontée de la meilleure moitié de l’humanité, qu’on appelle à tort le sexe faible.
Si la non-violence est la loi de l’humanité, l’avenir appartient aux femmes. Qui peut faire appel au cœur des hommes avec plus d’efficacité que la femme ?
Si nous entretenons dans notre cœur la malice et la haine et que nous faisions semblant de ne pas vouloir la vengeance, celle-ci devra faire retour sur nous, et elle nous conduira à notre perte.
Si un homme atteint le cœur de sa propre religion, il atteint également le coeur des autres religions.
Tout âme qui s’élève, élève le monde.
Tout ce que tu feras sera dérisoire, mais il est essentiel que tu le fasses.
Tout compromis repose sur des concessions mutuelles, mais il ne saurait y avoir de concessions mutuelles lorsqu’il s’agit de principes fondamentaux.
Un arbre qui s’abat fait beaucoup de bruit. Une forêt qui germe, on ne l’entend pas.
Un individu conscient et debout est plus dangereux pour le pouvoir que dix mille individus endormis et soumis.
Un pas à la fois me suffit.
Un service rendu sans joie n’enrichit ni celui qui le rend ni celui qui le reçoit. Mais tous les biens et les plaisirs matériels se dissolvent dans le néant face à un service rendu dans un esprit de joie.
Une erreur n’est pas une vérité parce qu’elle est partagée par beaucoup de gens, tout comme une vérité n’est pas fausse parce qu’elle est émise par un seul individu.
Une once de pratique vaut mieux que des tonnes de discours
Une vie de sacrifice est le sommet suprême de l’art. Elle est pleine d’une véritable joie.
Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours.
Vis simplement pour que d’autres puissent simplement vivre. 
Vos croyances deviennent vos pensées, vos pensées deviennent vos mots, vos mots deviennent vos actions, vos actions deviennent vos habitudes, vos habitudes deviennent vos valeurs, vos valeurs deviennent votre destinée.