DESIGN CULINAIRE : l’expérience culinaire totale

Le courant du « design culinaire » est né dans les années 2000 à l’initiative de Marc Brétillot, professeur à l’École Supérieure d’Art et de Design de Reims et fondateur du Laboratoire du Design.

De quoi s’agit-il ?

Il a pour vocation de mettre en valeur les plats en jouant sur leurs ingrédients, textures, formes et couleurs, afin d’offrir un visuel attrayant pour l’œil et augmenter le plaisir gustatif.

Questionnant la façon de manger, il s’applique au repas dans son ensemble en vue de procurer une expérience gustative différente, unique.
C’est un travail de design appliqué à la nourriture, une expression artistique et la recherche d’une cuisine de qualité.

Le designer culinaire met en valeur les recettes en les rendant plus attrayantes avant leur dégustation.

l y a une vraie demande de la part des acteurs de l’industrie agroalimentaire et des chefs de cuisine soucieux de redynamiser, apporter un coup de jeune à l’univers culinaire.

Concrètement, le designer s’attache à faire entrer le produit dans une autre dimension, lui donner du sens. Formes, couleurs, saveurs, emballage, nom vont être repensés pour créer un produit séduisant et original.

C’est une pratique hybride entre l’art, le design et la gastronomie.
Quelles sont les qualités requises pour devenir designer culinaire ?

Même s’il travaille de concert avec le chef de cuisine, il doit être un bon cuisinier, au fait des ingrédients, des textures et de leurs interactions. Il doit bien entendu avoir un sens artistique développé. Il doit maîtriser les techniques visuelles pour mettre en valeur le produit.

Quelles formations et qui sont les grands designers culinaires ?

Les écoles de design culinaire se multiplient aussi bien en France qu’à l’étranger : ESAD de Reims, EASD de Valence, ESDI de Barcelone, ISA de Rome…

Les grands designers sont français (Marc Brétillot, Stéphane Bureaux, Germain Bourré ou Julie Rothhahn), hollandais (Katja Gruijters). Les grands chefs, tels Ferran Adria, Denis Martin ou Thierry Marx, ont succombé depuis longtemps à cette exigence d’esthétique et de goût.

Apporter du sens, amener à la réflexion, tout en veillant à la parfaite association des ingrédients, tel est le défi bien compris du designer culinaire.

Si le plaisir du palais rejoint celui des yeux, le pari est gagné.

VIENNE : majesté, dynamisme culturel et art de vivre

Ancienne capitale de l’Empire austro-hongrois, Vienne dispose d’un patrimoine historique et culturel exceptionnel et d’un art de vivre unique. Du fait de sa position géographique et de la neutralité de l’Autriche, elle est redevenue un centre politique et cosmopolite important, accueillant les sièges d’institutions internationales telles que l’OPEP ou l’AIEA.Capitale à taille humaine, au cadre de … Lire la suite

MARQUE EMPLOYEUR : un enjeu clé pour l’entreprise

Le concept de marque employeur ou « employer branding » s’est développé avec l’apparition des réseaux sociaux. Il est rapidement devenu clé en termes de fidélisation et de recrutement. En effet, les nouvelles générations attachent de plus en plus d’importance aux conditions de travail, aux pratiques managériales, à la culture et aux valeurs défendues par l’entreprise. De quoi s’agit-il ? La … Lire la suite

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : les fondamentaux

Notion formulée dans les années 1950, l’intelligence artificielle ou I.A. connait depuis les années 2000 un fort développement académique et applicatif. Dans une ère centrée sur l’expérience utilisateur, le recours à l’intelligence artificielle s’avère indispensable. Après avoir investi 12,5 Mds $ dans l’I.A.en 2017, les géants de la technologie et de l’industrie prévoient d’accroître leurs … Lire la suite

GUÉRILLA MARKETING : un marketing de choc

Initié par les petites et moyennes entreprises pour promouvoir à moindre coût leurs produits et services puis adopté par les grandes marques, le « guérilla marketing » a révolutionné le marketing et la vente. Théorisée dès 1984 par Jay Conrad Levinson, cette stratégie marketing de rue profite du développement des réseaux sociaux et de l’arrivée des nouvelles générations, imprégnées de culture de la rue, de street art et de digital.

De quoi s’agit-il ?

La guérilla militaire est une guerre de l’ombre, non conventionnelle, faite d’actions surprises.

Par analogie, la guérilla marketing consiste en l’utilisation de stratégies et de tactiques non conventionnelles, faisant appel à l’ingéniosité et à la créativité plutôt qu’à des investissements publicitaires massifs, de nature à capter l’attention positive d’un maximum de personnes dans sa cible.

Quels sont ses objectifs ?

  • Toucher le maximum de monde en privilégiant les lieux publics et fréquentés, les évènements d’importance de type culturel ou sportif ,
  • Favoriser la participation et l’interaction avec les utilisateurs,
  • Générer des réactions positives, un effet de bouche à oreille, déclencher un buzz social, un effet viral en relayant ses actions sur les réseaux sociaux
  • Construire une image de marque disruptive, innovante, sympathique.

Quels sont ses impératifs ? 

  • Sortir du format habituel, se démarquer par sa créativité, son originalité, détourner les usages habituels et favoriser l’aspect ludique ,
  • Être imprévisible, créer un effet de surprise, en choisissant le bon endroit au bon moment.

Quels sont les principaux types de guérilla marketing ?

En particulier,

  • le marketing de rue ou ‘street marketing » est une technique qui utilise la rue et les lieux publics, souvent de façon détournée, pour promouvoir un produit, une marque ou un évènement;
  • le marketing embusqué ou « ambush marketing » consiste à parasiter un grand évènement très exposé médiatiquement (concert, festival ou évènement sportif) sans en être le partenaire officiel ;
  • le marketing furtif ou « stealth marketing » est une technique visant à communiquer sur un produit sans en avoir l’air, de façon faussement naïve ou désintéressée. Une de ses formes est l’undercover marketing : diffuser une information ou un message favorable à la marque ou à ses produits, sans que le message apparaisse comme venant de la marque ou de son agence ;
  • le marketing ambiant ou ambient marketing est un format publicitaire qui se fond dans l’environnement de ses cibles pour attirer leur attention dans des endroits imprévus ;
  • le marketing viral est une technique utilisant les destinataires du message pour assurer l’essentiel de sa diffusion finale (phénomène de bouche à oreille électronique ou marketing de réseau).

Le développement des médias sociaux démultiplie son impact

Les techniques de guérilla marketing utilisant l’espace public trouvent dans les réseaux sociaux et l’internet un effet amplificateur unique.

La diffusion des vidéos internet, des installations furtives, des mises en scène style flash mobs sur les réseaux sociaux, blogs ou portails vidéos améliore en outre l’expérience  marque.

Un marketing créatif, organisé et planifié

Marketing d’un nouveau genre, collaboratif, replaçant le client au centre, axé sur les émotions et la psychologie, le guérilla marketing requiert du temps, de l’imagination et de l’énergie pour fonctionner de façon positive et exponentielle.

L’effet viral est par nature imprévisible et incontrôlable comme la tournure que peut prendre l’évènement. Il est important de soigner sa conception et sa planification pour éviter des conséquences désastreuses sur l’image de marque de l’entreprise. De même, le caractère retentissant de l’évènement ne doit pas occulter la marque, mais la mettre en valeur de façon détournée, décalée et positive.

Créer de la sympathie envers la marque, la rendre inoubliable et obtenir un retour sur investissement gigantesque en un temps record vaut bien de mobiliser la créativité et l’intelligence collective de l’entreprise.

BÉBÉ BIO : les jeunes parents appliquent le principe de précaution

Les mises en garde se multipliant sur la toxicité des aliments, des produits de soin, des jouets, des habits destinés aux enfants en bas âge, un nombre croissant de futurs parents se convertit au biologique. Préserver le capital santé de leur bébé et de son environnement futur prime sur le coût plus élevé et l’offre … Lire la suite

PRAGUE : la « capitale magique de l’Europe »

Située au cœur de l’Europe centrale, Prague, ancienne capitale du Saint-Empire romain germanique et de la Bohème est l’actuelle capitale de la République tchèque. Joyau architectural, la ville aux mille tours et mille clochers séduit par son dynamisme culturel, sa richesse historique empreinte d’histoires et de légendes, ses traditions culinaires et son hospitalité.  S’imprégner de l’âme de … Lire la suite

Qu’est-ce que l’EXPÉRIENCE ÉTUDIANT ?

Au cours de ses études supérieures, l’étudiant est souvent livré à lui-même, enchainant les redoublements, les échecs et les reconversions à la hâte. Délaissé par une orientation pédagogique peinant à suivre la transformation accélérée des métiers, il est confronté à une offre pléthorique de formations onéreuses et de voies de garage. Devenu consommateur de formation, acquéreur … Lire la suite

ALGORITHMES : comment les rendre plus efficaces, éthiques et responsables ?

À l’ère du big data et de l’intelligence artificielle, les algorithmes prennent de plus en plus de place dans les processus de décision et la vie quotidienne. Utilisés à des fins de rentabilité et de productivité, ces constructions logiques ne sont pas exemptes de biais ou d’effets non désirés. Les algorithmes posent des questions éthiques et … Lire la suite

TALENTS : la priorité des entreprises agiles

Les années 2000 se caractérisent par le développement de l’hyper-compétition, le poids de l’innovation dans le coût des produits et les risques de pénurie de main-d’œuvre très qualifiée. La performance des entreprises repose de plus en plus sur l’excellence individuelle d’un petit nombre d’individus clés doués de talents. Une véritable guerre des talents est en train de se mettre … Lire la suite

Comment expliquer la BURGERMANIA ?

La burgermania bat son plein dans les grandes métropoles françaises. Au même titre que la pizza ou le sandwich, le burger est devenu un des piliers du snacking à la française. 1,5 milliard de burgers ont été vendus en 2017 contre 2,1 milliards de sandwichs. La consommation du plat importé d’Hambourg à la fin du … Lire la suite

GIG ECONOMY : l’économie à la tâche mondialisée

La France compterait en 2017 plus de 2,5 millions de freelances et 4,5 millions de « slashers » (personnes exerçant plus de deux activités professionnelles). À l’horizon 2030, la « freelancisation » pourrait concerner 30 % à 40 % de la population active. La « gig-economy » (être libre de travailler où on veut et quand on veut), loin d’être une utopie, devient une réalité de plus en plus … Lire la suite

EXPÉRIENCE APPRENANT : clé de l’agilité de l’entreprise

Développer l’expérience utilisateur (UX), qu’il soit client, collaborateur ou candidat, est devenu indispensable dans une économie mondialisée, à la demande, évoluant en permanence. Les entreprises exigeant de leurs collaborateurs toujours plus d’adaptabilité (compétences nouvelles, tâches multiples), cela nécessite qu’elles conçoivent des expériences d’apprentissage personnalisées, motivantes et opérationnelles. Qu’est-ce que l’expérience apprenant ? Il s’agit de l’ensemble des interactions, émotions … Lire la suite

DONNÉES : comment restaurer la confiance numérique ?

La numérisation de la société s’accélérant, la multiplication des usages à titre commercial ou malhonnête entraîne une méfiance de plus en plus grande des usagers vis-à-vis de l’économie numérique. Malgré l’adoption de lois et d’un règlement européen (RGPD), les grands groupes collecteurs de données semblent seuls à même de restaurer la confiance numérique en instaurant de nouvelles pratiques responsables et de partage. 

Qu’est-ce qu’une donnée personnelle ?

Selon la CNIL, il s’agit de « toute information relative à une personne physique identifiée ou qui peut être identifiée, directement ou indirectement (nom, prénom, photo, adresses, numéros de téléphone, carte bancaire, élément d’identification, données de géolocalisation…) ».

Quelles sont les protections juridiques  ?

En France, dès 1978, la loi « Informatique et Libertés » énonce un certain nombre de principes de protection des données personnelles :

  • le principe de finalité : le recueil et le traitement des données ne peut se faire que pour un usage déterminé et légitime correspondant aux missions de l’établissement,
  • le principe de proportionnalité : seules sont enregistrées les informations nécessaires et pertinentes pour leur finalité,
  • le principe de pertinence des données : elles doivent être adéquates, pertinentes et non excessives au regard des objectifs poursuivis,
  • le principe de durée limitée de conservation des données ou droit à l’oubli : déterminée en fonction de la finalité du fichier,
  • le principe de sécurité et de confidentialité : le responsable du traitement est astreint à une obligation de sécurité pour garantir la confidentialité des données et éviter leur divulgation,
  • le principe de transparence : il s’agit de donner l’information aux personnes de la collecte et du traitement de leurs données,
  • le principe du respect du droit des personnes en informant les intéressés, en garantissant les droits d’accès et de rectification et le droit d’opposition.

Le recueil et le traitement des données dites sensibles (informations faisant apparaître directement ou indirectement origines raciales, opinions politiques, philosophiques religieuses, relatives à la santé ou la vie sexuelle et à l’appartenance syndicale des personnes) sont interdits.

La technologie ayant fortement évolué (développement du Big Data et des usages commerciaux des données personnelles), un Réglement Général sur la Protection des Données (RGPD), harmonisant le droit applicable sur le plan européen est entré en application en mai 2018.

Ce règlement prévoit quelques mesures phares :

  • la portabilité des données : possibilité de récupérer toutes les données en la possession d’une société ;
  • la possibilité d’actions de groupe pour déposer des recours contre les grands groupes ;
  • la refonte des conditions d’utilisation pour les mineurs avec consentement du représentant légal ;
  • la loyauté de collecte des données par les objets connectés, proportionnée et pertinente par rapport à l’usage prévu.

De plus, les concepteurs d’applications ont l’obligation d’intégrer dès la conception de leur produit ou service les questions de confidentialité et de protections des données (privacy by design). Ledit service doit être calé sur le niveau le plus protecteur pour le consommateur (privacy by default).

Qu’en est-il des transferts de données de citoyens européens vers des pays n’offrant pas un niveau de protection suffisant ?

 Du fait de l’hétérogénéité des législations d’un État à l’autre, ils sont interdits. Depuis mai 2016, un « Privacy Shield » encadre les échanges des données transatlantiques, le récent décret Trump Privacy Act, excluant les non-Américains des programmes de protection de la vie privée afin de renforcer la sécurité intérieure des États-Unis, ne le remettant pas en cause.

 

Une défiance numérique généralisée 

Malgré cet arsenal juridique, la défiance est de plus en plus forte vis-à-vis des grandes entreprises qui communiquent peu sur l’usage des données personnelles sources principales de revenus. 

La pression commerciale sur les usagers, ou ciblage publicitaire, étant de plus en plus forte, des stratégies d’évitement se mettent en place (pseudonymes, effaçage des historiques..) et des peurs irrationnelles surgissent.

Les annonces de piratage ou d’utilisation frauduleuse se multipliant, la défiance numérique se généralise.

Les besoins en termes de chartes d’utilisation des données et de garanties techniques n’ont jamais été aussi forts, seuls susceptibles de restaurer la confiance numérique.

La voie du partage et de la réappropriation des données personnelles

Si l’utilisation des données personnelles est aussi importante pour les entreprises ou les administrations pour cibler ou orienter nos décisions, l’usager doit se poser la question de se les réapproprier (self data).

L’usage privé de ses propres données sur le plan de la santé, de l’alimentation ou de la consommation pourrait nous aider à ajuster nos comportements et faire de meilleurs choix pour consommer ou acheter différemment. Le partage du pouvoir des données pourrait restaurer la confiance dans les collecteurs de ces données.

En outre, nous retrouverions de nouvelles marges d’ajustement et d’initiatives grâce à l’usage intelligent de nos propres données et résisterions à la catégorisation statistique issue de leur traitement informatisé…

DRONES : des aéronefs connectés multi-usages

Conçu à l’origine à des fins militaires, l’usage des drones est en train de gagner le domaine civil, privé ou professionnel. Outre leur utilité active (épandage d’engrais, transport, envoi de missiles…), il s’agit de véritables outils de numérisation. Collectant une multitude de données vues du ciel, ils deviennent clés pour l’analyse et la prise de décision. … Lire la suite