MARQUE PERSONNELLE : une nécessité professionnelle

L’émergence d’une économie à la tâche entraine une forte augmentation du nombre d’indépendants (2,5 millions de freelances et 4,5 millions de « slashers » en France). À l’horizon 2030, ils pourrait représenter 30 à 40 % de la population active. Se vouant une concurrence de plus en plus féroce en termes de prestations et de prix, construire leur propre marque personnelle devient indispensable. Composante clé de l’employabilité, cela s’impose à tous, indépendants ou non.

De quoi s’agit-il ?

La construction de sa marque personnelle ou « personal branding » nécessite le recours  à des techniques permettant de maîtriser et développer sa communication personnelle, écrite, orale ou numérique.

Promouvoir ses activités, son expertise et sa notoriété implique une stratégie de communication claire et efficace sur son identité professionnelle.

Quelles sont les étapes du « personal branding » ?

À l’image de la construction d’une marque d’entreprise, le « personal branding » passe par différentes étapes :

  • découvrir sa marque :
    • définir ses objectifs : faire évoluer sa carrière, décrocher un nouveau travail, développer ses activités d’indépendant, booster son leadership…
    • identifier sa valeur ajoutée et mettre en évidence ses talents, ses atouts.
  • créer et communiquer sur sa marque :
    •  construire une stratégie de communication personnelle (positionnement, mise en valeur, choix des supports d’image tels que les réseaux sociaux, création de contenus, intervention dans des communautés) pour se faire connaître.
  • valider sa marque :
    • mesurer son e-réputation, 
    • évaluer l’impact de son image en termes d’engagements, de retours.
  • entretenir sa marque;
  • la corriger éventuellement;
  • animer son réseau en échangeant ou en partageant.

Le personal branding a recours à différentes techniques utilisées par les marques ou les influenceurs :

  • le storytelling (raconter sa propre histoire dans un but professionnel);
  • le marketing digital et viral (utiliser les réseaux sociaux et le social selling);
  • la démarche réseau…

L’important est de donner une image de soi à la fois claire, sincère, authentique, cohérente, différente, engagée et connectée…

La marque personnelle, à la fois identité et réputation personnelle, a vocation à se déployer dans l’entreprise (« employee branding » ou « marque collaborateur« ). Elle constitue un enjeu pour la marque employeur.

Certaines entreprises utilisent de façon concertée l’image de leurs collaborateurs, transformant ces derniers en véritables ambassadeurs (« employee advocacy« ). Certains managers utilisent leur marque personnelle pour promouvoir celle de leur entreprise.

Vu le caractère professionnel d’une telle démarche, il peut être utile de recourir à un « personal brander », qui, après avoir défini les objectifs, les talents, les expertises et les souhaits professionnels, mettra en œuvre le déploiement de la marque personnelle sur les réseaux sociaux et les publications spécialisées.

Loin d’être artificielle ou superfétatoire, cette démarche est souvent fondatrice, car elle permet de :

  • mieux se connaître soi-même (définir ses objectifs, ses points forts, sa valeur ajoutée, et tout ce qui fait sa différence);
  • se faire connaître (maîtriser son identité professionnelle et développer sa notoriété);
  • se faire reconnaître (gérer sa réputation professionnelle).

Dans une société où le paraître et l’image priment, renvoyer vers l’extérieur, notamment les réseaux sociaux, ce qui nous anime, fait notre différence et nos talents, est indispensable pour se démarquer, favoriser son employabilité et sa mobilité professionnelle.

SOCIAL SELLING : comment mieux vendre avec les réseaux sociaux ?

Le développement des réseaux sociaux a révolutionné le processus d’achat, transférant le pouvoir du vendeur au client. 70 % des achats sont réalisés sans vendeur et 60 % des décisions d’achat BtoB sont prises lors du pré-achat.

75 % des acheteurs et 85 % des décideurs fréquentant les réseaux sociaux pour orienter leur achat (« social buying »), développer une stratégie de « social selling » parait indispensable.

De quoi s’agit-il ?

Le social selling ou « vente sociale » consiste en l’utilisation des réseaux sociaux dans les différentes étapes du processus de vente.

C’est un processus de recherche, sélection, écoute et interaction avec des prospects via les réseaux sociaux. Dans l’entreprise, il concerne tous ceux qui guident les prospects vers la décision d’achat : dirigeants, managers, commerciaux, vendeurs, marketeurs..

Pourquoi adopter le social selling ?

  • le social listening : les réseaux sociaux permettent d’« écouter » les conversations et les interrogations sur son secteur, la concurrence et ses propres produits. Cela facilite l’identification des prospects (ou « leads »). Les nombreuses informations sur leurs besoins facilitent la prise de contact et une réponse qualifiée ;
  • le social networking : une fois les invitations de contact acceptées, les réseaux sociaux permettent de nouer une relation de confiance par l’exposé de ses compétences et de sa valeur ajoutée et d’engager de nombreuses interactions avec les contacts ;
  • l’adaptation au « social buying » : les acheteurs utilisant majoritairement les réseaux sociaux lors de la phase de préachat, il est indispensable d’être présent et de se démarquer de la concurrence en communiquant sur sa marque, ses compétences. Il faut apparaître comme l’expert de son domaine et publier un contenu unique de qualité ;
  • la social compétition : le social selling étant de plus en plus utilisé par la concurrence, être absent reviendrait à lui laisse le champ libre ;
  • le social CRM : grâce à la masse d’informations recueillies sur les réseaux sociaux, le CRM devient augmenté, évolutif et collaboratif.

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MARQUE EMPLOYEUR : un enjeu clé pour l’entreprise

Le concept de marque employeur ou « employer branding » s’est développé avec l’apparition des réseaux sociaux. Il est rapidement devenu clé en termes de fidélisation et de recrutement. En effet, les nouvelles générations attachent de plus en plus d’importance aux conditions de travail, aux pratiques managériales, à la culture et aux valeurs défendues par l’entreprise. De quoi s’agit-il ? La … Lire la suite

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : les fondamentaux

Notion formulée dans les années 1950, l’intelligence artificielle ou I.A. connait depuis les années 2000 un fort développement académique et applicatif. Dans une ère centrée sur l’expérience utilisateur, le recours à l’intelligence artificielle s’avère indispensable. Après avoir investi 12,5 Mds $ dans l’I.A.en 2017, les géants de la technologie et de l’industrie prévoient d’accroître leurs … Lire la suite

GUÉRILLA MARKETING : un marketing de choc

Initié par les petites et moyennes entreprises pour promouvoir à moindre coût leurs produits et services puis adopté par les grandes marques, le « guérilla marketing » a révolutionné le marketing et la vente. Théorisée dès 1984 par Jay Conrad Levinson, cette stratégie marketing de rue profite du développement des réseaux sociaux et de l’arrivée des nouvelles générations, imprégnées de culture de la rue, de street art et de digital.

De quoi s’agit-il ?

La guérilla militaire est une guerre de l’ombre, non conventionnelle, faite d’actions surprises.

Par analogie, la guérilla marketing consiste en l’utilisation de stratégies et de tactiques non conventionnelles, faisant appel à l’ingéniosité et à la créativité plutôt qu’à des investissements publicitaires massifs, de nature à capter l’attention positive d’un maximum de personnes dans sa cible.

Quels sont ses objectifs ?

  • Toucher le maximum de monde en privilégiant les lieux publics et fréquentés, les évènements d’importance de type culturel ou sportif ,
  • Favoriser la participation et l’interaction avec les utilisateurs,
  • Générer des réactions positives, un effet de bouche à oreille, déclencher un buzz social, un effet viral en relayant ses actions sur les réseaux sociaux
  • Construire une image de marque disruptive, innovante, sympathique.

Quels sont ses impératifs ? 

  • Sortir du format habituel, se démarquer par sa créativité, son originalité, détourner les usages habituels et favoriser l’aspect ludique ,
  • Être imprévisible, créer un effet de surprise, en choisissant le bon endroit au bon moment.

Quels sont les principaux types de guérilla marketing ?

En particulier,

  • le marketing de rue ou ‘street marketing » est une technique qui utilise la rue et les lieux publics, souvent de façon détournée, pour promouvoir un produit, une marque ou un évènement;
  • le marketing embusqué ou « ambush marketing » consiste à parasiter un grand évènement très exposé médiatiquement (concert, festival ou évènement sportif) sans en être le partenaire officiel ;
  • le marketing furtif ou « stealth marketing » est une technique visant à communiquer sur un produit sans en avoir l’air, de façon faussement naïve ou désintéressée. Une de ses formes est l’undercover marketing : diffuser une information ou un message favorable à la marque ou à ses produits, sans que le message apparaisse comme venant de la marque ou de son agence ;
  • le marketing ambiant ou ambient marketing est un format publicitaire qui se fond dans l’environnement de ses cibles pour attirer leur attention dans des endroits imprévus ;
  • le marketing viral est une technique utilisant les destinataires du message pour assurer l’essentiel de sa diffusion finale (phénomène de bouche à oreille électronique ou marketing de réseau).

Le développement des médias sociaux démultiplie son impact

Les techniques de guérilla marketing utilisant l’espace public trouvent dans les réseaux sociaux et l’internet un effet amplificateur unique.

La diffusion des vidéos internet, des installations furtives, des mises en scène style flash mobs sur les réseaux sociaux, blogs ou portails vidéos améliore en outre l’expérience  marque.

Un marketing créatif, organisé et planifié

Marketing d’un nouveau genre, collaboratif, replaçant le client au centre, axé sur les émotions et la psychologie, le guérilla marketing requiert du temps, de l’imagination et de l’énergie pour fonctionner de façon positive et exponentielle.

L’effet viral est par nature imprévisible et incontrôlable comme la tournure que peut prendre l’évènement. Il est important de soigner sa conception et sa planification pour éviter des conséquences désastreuses sur l’image de marque de l’entreprise. De même, le caractère retentissant de l’évènement ne doit pas occulter la marque, mais la mettre en valeur de façon détournée, décalée et positive.

Créer de la sympathie envers la marque, la rendre inoubliable et obtenir un retour sur investissement gigantesque en un temps record vaut bien de mobiliser la créativité et l’intelligence collective de l’entreprise.

Qu’est-ce que l’EXPÉRIENCE ÉTUDIANT ?

Au cours de ses études supérieures, l’étudiant est souvent livré à lui-même, enchainant les redoublements, les échecs et les reconversions à la hâte. Délaissé par une orientation pédagogique peinant à suivre la transformation accélérée des métiers, il est confronté à une offre pléthorique de formations onéreuses et de voies de garage. Devenu consommateur de formation, acquéreur … Lire la suite

ALGORITHMES : comment les rendre plus efficaces, éthiques et responsables ?

À l’ère du big data et de l’intelligence artificielle, les algorithmes prennent de plus en plus de place dans les processus de décision et la vie quotidienne. Utilisés à des fins de rentabilité et de productivité, ces constructions logiques ne sont pas exemptes de biais ou d’effets non désirés. Les algorithmes posent des questions éthiques et … Lire la suite

TALENTS : la priorité des entreprises agiles

Les années 2000 se caractérisent par le développement de l’hyper-compétition, le poids de l’innovation dans le coût des produits et les risques de pénurie de main-d’œuvre très qualifiée. La performance des entreprises repose de plus en plus sur l’excellence individuelle d’un petit nombre d’individus clés doués de talents. Une véritable guerre des talents est en train de se mettre … Lire la suite

GIG ECONOMY : l’économie à la tâche mondialisée

La France compterait en 2017 plus de 2,5 millions de freelances et 4,5 millions de « slashers » (personnes exerçant plus de deux activités professionnelles). À l’horizon 2030, la « freelancisation » pourrait concerner 30 % à 40 % de la population active. La « gig-economy » (être libre de travailler où on veut et quand on veut), loin d’être une utopie, devient une réalité de plus en plus … Lire la suite

EXPÉRIENCE APPRENANT : clé de l’agilité de l’entreprise

Développer l’expérience utilisateur (UX), qu’il soit client, collaborateur ou candidat, est devenu indispensable dans une économie mondialisée, à la demande, évoluant en permanence. Les entreprises exigeant de leurs collaborateurs toujours plus d’adaptabilité (compétences nouvelles, tâches multiples), cela nécessite qu’elles conçoivent des expériences d’apprentissage personnalisées, motivantes et opérationnelles. Qu’est-ce que l’expérience apprenant ? Il s’agit de l’ensemble des interactions, émotions … Lire la suite

DONNÉES : comment restaurer la confiance numérique ?

La numérisation de la société s’accélérant, la multiplication des usages à titre commercial ou malhonnête entraîne une méfiance de plus en plus grande des usagers vis-à-vis de l’économie numérique. Malgré l’adoption de lois et d’un règlement européen (RGPD), les grands groupes collecteurs de données semblent seuls à même de restaurer la confiance numérique en instaurant de nouvelles pratiques responsables et de partage. 

Qu’est-ce qu’une donnée personnelle ?

Selon la CNIL, il s’agit de « toute information relative à une personne physique identifiée ou qui peut être identifiée, directement ou indirectement (nom, prénom, photo, adresses, numéros de téléphone, carte bancaire, élément d’identification, données de géolocalisation…) ».

Quelles sont les protections juridiques  ?

En France, dès 1978, la loi « Informatique et Libertés » énonce un certain nombre de principes de protection des données personnelles :

  • le principe de finalité : le recueil et le traitement des données ne peut se faire que pour un usage déterminé et légitime correspondant aux missions de l’établissement,
  • le principe de proportionnalité : seules sont enregistrées les informations nécessaires et pertinentes pour leur finalité,
  • le principe de pertinence des données : elles doivent être adéquates, pertinentes et non excessives au regard des objectifs poursuivis,
  • le principe de durée limitée de conservation des données ou droit à l’oubli : déterminée en fonction de la finalité du fichier,
  • le principe de sécurité et de confidentialité : le responsable du traitement est astreint à une obligation de sécurité pour garantir la confidentialité des données et éviter leur divulgation,
  • le principe de transparence : il s’agit de donner l’information aux personnes de la collecte et du traitement de leurs données,
  • le principe du respect du droit des personnes en informant les intéressés, en garantissant les droits d’accès et de rectification et le droit d’opposition.

Le recueil et le traitement des données dites sensibles (informations faisant apparaître directement ou indirectement origines raciales, opinions politiques, philosophiques religieuses, relatives à la santé ou la vie sexuelle et à l’appartenance syndicale des personnes) sont interdits.

La technologie ayant fortement évolué (développement du Big Data et des usages commerciaux des données personnelles), un Réglement Général sur la Protection des Données (RGPD), harmonisant le droit applicable sur le plan européen est entré en application en mai 2018.

Ce règlement prévoit quelques mesures phares :

  • la portabilité des données : possibilité de récupérer toutes les données en la possession d’une société ;
  • la possibilité d’actions de groupe pour déposer des recours contre les grands groupes ;
  • la refonte des conditions d’utilisation pour les mineurs avec consentement du représentant légal ;
  • la loyauté de collecte des données par les objets connectés, proportionnée et pertinente par rapport à l’usage prévu.

De plus, les concepteurs d’applications ont l’obligation d’intégrer dès la conception de leur produit ou service les questions de confidentialité et de protections des données (privacy by design). Ledit service doit être calé sur le niveau le plus protecteur pour le consommateur (privacy by default).

Qu’en est-il des transferts de données de citoyens européens vers des pays n’offrant pas un niveau de protection suffisant ?

 Du fait de l’hétérogénéité des législations d’un État à l’autre, ils sont interdits. Depuis mai 2016, un « Privacy Shield » encadre les échanges des données transatlantiques, le récent décret Trump Privacy Act, excluant les non-Américains des programmes de protection de la vie privée afin de renforcer la sécurité intérieure des États-Unis, ne le remettant pas en cause.

 

Une défiance numérique généralisée 

Malgré cet arsenal juridique, la défiance est de plus en plus forte vis-à-vis des grandes entreprises qui communiquent peu sur l’usage des données personnelles sources principales de revenus. 

La pression commerciale sur les usagers, ou ciblage publicitaire, étant de plus en plus forte, des stratégies d’évitement se mettent en place (pseudonymes, effaçage des historiques..) et des peurs irrationnelles surgissent.

Les annonces de piratage ou d’utilisation frauduleuse se multipliant, la défiance numérique se généralise.

Les besoins en termes de chartes d’utilisation des données et de garanties techniques n’ont jamais été aussi forts, seuls susceptibles de restaurer la confiance numérique.

La voie du partage et de la réappropriation des données personnelles

Si l’utilisation des données personnelles est aussi importante pour les entreprises ou les administrations pour cibler ou orienter nos décisions, l’usager doit se poser la question de se les réapproprier (self data).

L’usage privé de ses propres données sur le plan de la santé, de l’alimentation ou de la consommation pourrait nous aider à ajuster nos comportements et faire de meilleurs choix pour consommer ou acheter différemment. Le partage du pouvoir des données pourrait restaurer la confiance dans les collecteurs de ces données.

En outre, nous retrouverions de nouvelles marges d’ajustement et d’initiatives grâce à l’usage intelligent de nos propres données et résisterions à la catégorisation statistique issue de leur traitement informatisé…

ROBOLUTION : la robot-révolution est en marche

Il y aurait, selon la Fédération internationale de robotique, plus de 12 millions de robots dans le monde. Avec le développement des technologies d’automation, d’intelligence artificielle et d’internet des objets, une véritable révolution des robots se profile.

De quoi s’agit-il ?

La robolution, néologisme formé à partir des mots « robot » et « révolution » désigne les bouleversements engendrés par la généralisation des robots mécaniques au travail et à la maison.

Quels usages ?

Les robots sont fortement utilisés dans l’industrie (automobile, aéronautique, mécanique…) pour automatiser des tâches répétitives ou dangereuses.

Il existe aussi des robots humanoïdes d’aide à la personne, des robots professeurs ainsi que des robots animaux.

Quels développements ?

Grâce au développement de l’intelligence artificielle, les automates sont devenus des robots effectuant des tâches programmées, interagissant avec leur environnement.

L’avènement des robots pourrait permettre un partage du travail optimal. Les tâches pénibles réservées aux robots, l’homme se consacrerait au contrôle, à la maintenance des machines et aux tâches à valeur ajoutée.

Les transhumanistes envisagent une collaboration étroite entre la machine et l’homme pour allier les performances des robots à la créativité et l’intelligence humaine.

Les amateurs de science-fiction vont plus loin en imaginant un être mi-homme, mi-robot.

Quel cadre éthique et juridique ?

Au fur et à mesure que les robots deviennent plus humains (qu’ils réfléchissent, apprennent et corrigent leurs erreurs), un cadre juridique et éthique devient indispensable pour interdire la conception de robots susceptibles d’attenter à la sécurité ou à la dignité humaine.

Le 15 février 2017, le Parlement européen a demandé à la Commission européenne de définir les normes juridiques et éthiques applicables aux robots.

Une révolution à venir ?

De fait, la « robolution » est en marche, bien qu’elle semble, pour le moment, plus un slogan qu’une réalité.

La réorganisation des taches au travail et à la maison s’organise très progressivement.

La révolution des bots numériques, la « bolution », semble plus proche, porteurs de plus de destruction massive d’emplois que les robots mécaniques.

En effet, les tâches réalisées par les bots devenant de plus en plus sophistiquées, il est à craindre qu’une partie des actifs les moins qualifiés et « les moins numérisés » soient progressivement exclus du marché du travail.

Aller plus loin :

The Second Machine Age: Work, progress and prosperity in a time of brilliant technologies- Erik Brynjolfsson, Andrew Mac Affee

Rise of robots: Technology an the threat of a jobless future- Martin Ford

L’ÉCONOMIE DE LA TRANSFORMATION : la prochaine économie

En 1999, J. Pine et J. Gilmore dans « The experience economy » prévoyaient avec l’élévation des attentes des agents économiques que l’économie de services serait supplantée par une économie fondée sur l’expérience. Dans ce même ouvrage, ils estimaient que faire vivre à l’utilisateur une expérience transformatrice serait la prochaine progression de la valeur économique, marquant l’avènement d’une économie … Lire la suite

FINTECHS : la révolution financière est en marche

Selon le Guardian, les « fintechs ont provoqué en 10 ans plus d’innovations qu’en 200 ans de gestion bancaire traditionnelle! » Les fintechs profitent de l’arrivée de nouvelles générations qui utilisent technologies digitales et réseaux sociaux ainsi que de la désaffection croissante du grand public vis à vis des établissements traditionnels (mauvaise expérience à un coût élevé). En … Lire la suite

EXPÉRIENCE FOURNISSEUR : une des priorités de l’entreprise agile

Dans une économie exigeant toujours plus de différenciation, de flexibilité et d’innovation, la dépendance vis-à-vis des partenaires de l’entreprise s’accroit (externalisation croissante des compétences). Fidéliser ses fournisseurs et améliorer leur expérience suppose un changement culturel profond, mais cela s’avère de plus en plus indispensable  . Qu’est-ce que l’expérience fournisseur ? Il s’agit de l’ensemble des expériences vécues … Lire la suite