MICRO-MANAGER : du petit chef toxique au manager terrain de haut vol

Selon Harry Chambers, auteur d’un « guide de survie au micro-management », près de 8 cadres sur 10 aux États-Unis auraient déjà eu à faire à un micro-manager. Associé généralement au petit chef incompétent qui veut tout contrôler, s’attache au détail et oppresse ses collaborateurs, le micro-management est source de démotivation pour les collaborateurs et d’inefficacité pour … Lire la suite

INFLUENCEURS : les nouveaux leaders d’opinion

Dans une société de plus en plus numérisée, la défiance vis-à-vis des politiques, des institutions et des marques ne cesse de croitre. L’influenceur, de par son exposition médiatique et son statut, s’avère incontournable auprès des nouvelles générations. Qu’est-ce qu’un influenceur ? Il s’agit d’un leader d’opinion numérique qui influence les comportements de consommation de sa communauté. Quels sont … Lire la suite

STORYTELLING TRANSMEDIA : une narration augmentée, immersive

La transformation numérique et le développement de nouveaux médias, tels les réseaux sociaux, ont provoqué une baisse des audiences des médias traditionnels et un émiettement des publics. Pour y palier, le cross média, ou réplication à l’identique d’une même histoire, s’est développé. Il s’est avéré rapidement contreproductif, car non adapté aux exigences et aux codes de … Lire la suite

SPORT et ENTREPRISE : un rapprochement prometteur

Sport et entreprise semblent obéir à des logiques différentes. Le premier est fondé sur la performance sportive lié aux valeurs du sport et à l’« esprit olympique » ; le second, sur la performance économique et financière et l’individualisme. La professionnalisation du sport et l’entrée du sport dans l’entreprise comme pratique et modèle de management ont créé de … Lire la suite

CHATBOTS : les nouveaux conseillers

À l’origine, programmes développés pour envoyer des messages personnalisés suite à une commande ou assurer une partie du service après-vente, les bots connaissent une nouvelle jeunesse. Le développement simultané de l’intelligence artificielle (I.A.), des capacités de réponse de la machine aux requêtes de l’homme et du Big data ont décuplé leur potentiel et leurs usages.

De quoi s’agit-il ?

Un bot, contraction du mot robot, est un programme informatique réalisant des tâches automatisées

Il est particulièrement adapté aux tâches répétitives qu’il exécute plus rapidement qu’un humain.

En particulier, le chatbot, ou bot pour messagerie, imite la conversation avec les personnes et en reproduit tous les codes écrits. D’ores et déjà, le service de messagerie instantanée WeChat leader en Chine a intégré de nombreux chatbots dans son application, permettant de passer des ordres en bourse, de commander des repas ou de réserver des billets d’avion, sans passer par des applications spécialisées. 

Whatsup propose un Wikibot permettant de lancer des requêtes Wikipedia par message interposé. Il suffit de taper Wiki et un mot pour obtenir sur sa messagerie l’article Wikipédia correspondant à ce mot.

L’enjeu est de taille pour les applications de messagerie telles Messenger, Telegram, Tango… qui, à l’image de WeChat, pourraient devenir les canaux privilégiés de déploiement des chatbots.

Les marques y voient de leur côté une opportunité unique d’engager une relation « conversationnelle » avec ces clients « chateurs ».

Le temps que l’intelligence artificielle progresse, l’agent virtuel est pour le moment cantonné aux réponses répétitives à faible valeur ajoutée, le conseiller commercial traitant les questions à plus forte valeur ajoutée. 

Prochainement, les chatbots pourraient proposer spontanément leur aide au visiteur et le guider jusqu’à l’acte d’achat, devenant des commerciaux d’un nouveau type.

Une véritable révolution de l’internet et de l’écosystème des applications s’annonce, la messagerie mobile devenant le canal d’interaction privilégié entre les marques et les utilisateurs via les chatbots, les nouveaux agents relationnels et commerciaux. 

Aller plus loin :

http://www.frenchweb.fr/livre-blanc-tout-comprendre-des-chatbots/273667

FORMATION MIXTE ou blended learning : le renouveau de la formation

Les collaborateurs « digital natives » étant attachés à l’autonomie d’apprentissage et aux supports digitaux, la formation traditionnelle n’est plus adaptée. Le e-learning étant lourd à mettre en place et peu efficace, une nouvelle pratique de formation se développe : la formation mixte ou « blended learning ». De quoi s’agit-il ? Le blended learning est un système mixte d’apprentissage associant  distanciel : … Lire la suite

COLLÈGUES TOXIQUES : comment les identifier et s’en protéger

Un français sur dix ne supporterait pas ses collègues de travail. 36 % des employés se plaindraient de tensions sur le lieu de travail. De fait, 5 à 10 % des hommes ou des femmes au travail auraient une personnalité toxique provoquant baisse de l’estime de soi, démotivation, stress continu parmi leurs collègues. Disposant de moins d’influence … Lire la suite

MANAGEMENT TRANSVERSAL : un management hors hiérarchie

Le management transversal pratiqué dans les start up est de plus en plus en vogue dans les entreprises au management vertical traditionnel.  Décloisonnant l’entreprise, optimisant les ressources et favorisant la gestion en mode projet, il permet de répondre aux exigences d’individualisation et d’amélioration des expériences utilisateur et collaborateur. De quoi s’agit-il ? Le management transversal est le recours et … Lire la suite

GÉANTS DU WEB : NETFLIX , l’art du positionnement à contre-courant

Avec une capitalisation deux fois plus importante que celle des dix premiers groupes européens de télévision réunis ou que Disney, Netflix est devenu un mastodonte de la diffusion-production de contenus audiovisuels. Retour sur une success-story basée sur la différenciation, l’innovation permanente et la digitalisation. Fondée en 1997 par Reed Hastings (diplômé en intelligence artificielle de l’université … Lire la suite

ENTREPRISE AGILE : l’adaptation permanente au changement

À l’ère de la mondialisation et de la transformation numérique, les entreprises sont confrontées à une accélération des changements. Pour s’adapter aux évolutions de leur environnement et de leur marché, une révision des fonctionnements et priorités s’avère nécessaire. L’entreprise doit devenir agile. Qu’est-ce que l’agilité en entreprise ? Dans les années 1980, les sociétés de développement de … Lire la suite

TRANSFERT de COMPÉTENCES : un enjeu majeur

90 % des Millennials estiment que les baby-boomers sont une formidable source d’enseignement au travail et 93 % des baby-boomers pensent que les Millennials apporte de nouvelles compétences et de la créativité au travail. Selon l’OCDE, « des taux d’emploi élevés chez les seniors sont généralement associés à des taux d’emploi élevés chez les jeunes, car les juniors et les … Lire la suite

Qu’est-ce qu’un(e) SOCIAL MEDIA MANAGER ?

L’essor des médias sociaux, de la blogosphère et du web collaboratif et l’importance prise par le marketing digital nécessitent la définition et la mise en oeuvre par l’entreprise d’une présence en ligne pertinente. Fidélisation et expérience client, marque employeur et e-reputation requièrent une communication numérique réfléchie et réactive conduite par un professionnel au profil polyvalent. … Lire la suite

Qu’est-ce que l’AMAZONIFICATION ou UBÉRISATION ?

Le phénomène d’ubérisation a été popularisé en décembre 2014 par Maurice Levy, PDG de Publicis, dans un entretien au Financial Times. Il correspond à la remise en cause par une start-up ou un nouveau modèle économique lié à l’économie digitale d’un vieux modèle de l’économie traditionnelle.

Certains lui préfèrent le néologisme d’« Amazonification » construit selon la même logique à partir du nom de la société « Amazon » mais, qui correspond à une menace qui s’est incontestablement confirmée.

De quoi sagit-il ?

Ce néologisme a été formé à partir du nom de la société « Uber », plateforme de mise en relation via une application mobile des usagers avec des chauffeurs concurrençant directement les taxis.

Il désigne l’émergence de nouveaux modèles d’entreprises, bousculant les opérateurs traditionnels en place, qui :

  • tirent parti des innovations numériques liées au développement du très haut débit, au développement des technologies de big data et à la création d’applications sur mobiles ou tablettes… ;
  • s’inscrivent dans une économie collaborative qui révolutionne les usages, mettant directement en relation, en temps réel, via une plateforme numérique, les clients avec des prestataires ;
  • sont axés sur le rapport prix/service rendu au client (prix très compétitifs, simplicité et réactivité, sécurisation de la transaction par la plateforme, qualité du service) permis par l’accès large donné à de nouveaux prestataires (facilité d’accès à une clientèle, statut d’indépendant, régulation faible…).
  • évitent les contraintes réglementaires et législatives de la concurrence classique.

Le développement fulgurant de ces nouvelles entreprises repose sur 

  • la forte amélioration de l’expérience utilisateur
  • la suppression des intermédiaires, 
  • une offre mobile simple et ergonomique, 
  • un service en temps réel, 
  • un rapport qualité/prix optimal,
  • un modèle de développement peu consommateur en ressources et scalable (économies d’échelle fortes).

Quels sont les secteurs touchés ?

La plupart des secteurs de l’économie traditionnelle sont concernés par l’apparition de ces modèles dits « disruptifs » (de rupture) :

  • location de biens (Airbnb, Zilok), 
  • transport (BlaBlaCar), 
  • éducation (Khan  academy, superprof), 
  • mode (Chictypes, Popemyday), 
  • bâtiment-travaux (Hellocasa, Mesdepanneurs), 
  • alimentation (Ubereats, deliveroo), 
  • santé (Heal, Oscar), 
  • marketing (Creads, Doz), 
  • immobilier (DingDong, Somhome), 
  • services juridiques (Legalstart, Weclaim), 
  • politique (Laprimaire.org, Voxe), 
  • financement (KissKissBankBank, MyMajorCopany), 
  • actifs non cotés (Assetmarket), 
  • conciergerie (Le CleanBox, Bring4you), 
  • logistique (BirdOffice), 
  • voyages (Blackjet, Wijet)…

Quelles sont les conséquences attendues ?

L’ubérisation est synonyme de :

    • forts gains de productivité, générateurs de croissance économique à long terme ;
    • développement de l’entrepreneuriat et de l’innovation, la marche à l’entrée (masse de coûts fixes pour lancer son entreprise) dans l’économie collaborative étant plus faible, même si in fine une à deux plateformes devraient survivre à terme sur chaque segment de marché ;
    • accès à davantage de ressources ;
    • factorisation des échanges sociaux ;
    • diminution de la pollution et accent porté sur la RSE des entreprises ;
    • intensification de la concurrence et pression à l’amélioration de la qualité à coûts contenus.

De fait, le succès des plateformes numériques est un puissant révélateur des insuffisances et de l’inadaptation des entreprises établies à répondre à la nouvelle donne numérique et aux attentes des consommateurs (réactivité, prix compétitifs, qualité de service). 

Comment les entreprises traditionnelles peuvent-elles s’adapter à l’ubérisation ?

Même si leurs structures de régulation, de coûts et de qualité sont différentes, cela passe par :

    • la mise en place d’une culture de service client et la réforme des dysfonctionnements internes ;
    • l’abaissement des coûts apparents et des prix, par un positionnement sur les marchés les plus sujets à économies d’échelle ou de niche ;
    • l’accent mis sur l’innovation et la valeur pour améliorer l’expérience de la clientèle (nouveaux services, nouvelles applications mettant en avant ses points forts) ;
    • l’accélération de la digitalisation de toutes les fonctions de l’entreprise (outils de production, conception produit, relation client…) et l’intégration de structures technologiques successives en interne ou l’acquisition de start up disruptant le modèle traditionnel.

Quels sont les enjeux en termes de régulation ?

L’État a un rôle important à jouer pour corriger l’asymétrie de fonctionnement entre l’économie traditionnelle et cette nouvelle économie porteuse de risques de désagrégation de notre modèle social. 

Cette dernière doit être légalisée et encadrée pour pouvoir influer positivement sur l’économie dans son ensemble.

Une révolution est-elle en marche ?

En bouleversant notre modèle économique, social et juridique, l’ubérisation constitue une puissante incitation à transformer les modèles traditionnels en modèles collaboratifs, qualitatifs et efficients.

Néanmoins, en l’absence de réponse forte des entreprises traditionnelles aux défis lancés par les plateformes, ces dernières pourraient rapidement se retrouver en position de force.

Sans régulation, le risque est grand d’une accentuation des inégalités sociales, entre :

    • une petite élite numérique toute puissante,
    • une masse d’indépendants, de contractuels ou d’auto entrepreneurs embauchés à la demande (« gig economy »), 
    • un « netariat » pléthorique de laissés pour compte de la révolution numérique remplacés progressivement par des bots, des robots ou des algorithmes de plus en plus puissants et intelligents.

Existe-t-il un modèle alternatif à ces plateformes en voie de précariser massivement lemploi ?

Alertées par les actions juridiques intentées aux « gig companies » et les problèmes d’image associés à leur modèle, une deuxième génération de plateformes (Managed by Q) et des plateformes de première génération converties (Shyp, Luxe, Eden, Sprig) opèrent un retour à l’emploi traditionnel à plein temps.

Sécurité juridique, capacité à former à long terme et à moindre coût la main-d’œuvre et meilleure image de marque semblent être recherchées.

Il faut noter qu’aucune de ces sociétés n’a atteint l’échelle ou la notoriété d’un Uber. 

La course à l’hypercroissance et à la dominance n’aurait-elle pas pour contrepartie une numérisation poussée et une précarisation généralisée de la main d’œuvre, variable d’ajustement d’une montée en charge en mode accéléré ?

BURN-BORE-BROWN-BLUR…OUT : les multiples pathologies liées au travail

Dans une économie en voie de digitalisation censée supprimer les tâches les plus pénibles et mettre l’accent sur la bienveillance et la collaboration, les maladies psychiques liées au travail se multiplient. Des acronymes en « B…out » apparaissent régulièrement reflétant de nouveaux cas types de souffrance au travail. Non reconnues officiellement, les pathologies liées au travail ont … Lire la suite

BIENVEILLANCE : le nouvel enjeu du management

Depuis les années 1980, le « fast management » (toujours plus et encore plus vite) prédomine. Individualiste, peu soucieux de valoriser et d’autonomiser les collaborateurs, il produit gaspillages et souffrances.  

La performance des entreprises étant étroitement liée à la santé morale et physique de leurs collaborateurs, un nombre croissant de dirigeants et de professionnels de la santé au travail prône l’adoption d’un management bienveillant ou « care management ».

De quoi s’agit-il ?

C’est un management de proximité, respectueux, juste et empathique qui recherche le bien-être et l’épanouissement des collaborateurs.

Comment caractériser le management bienveillant ?

Le manager bienveillant va s’attacher à :

  • donner du sens et expliquer les missions de chacun ;
  • développer l’écoute et l’empathie en incluant la dimension émotionnelle ;
  • instaurer des relations de confiance ;
  • responsabiliser et autonomiser ses collaborateurs ;
  • favoriser la coopération ;
  • respecter les règles du jeu collectif et ne pas penser individuel ;
  • valoriser, féliciter et le faire savoir ;
  • accorder le droit à l’erreur ;
  • rester positif et authentique ;
  • s’engager sur le terrain, mettre la main à la patte ;
  • reconnaître et prendre en compte les éventuelles limites de ses collaborateurs ;
  • respecter les civilités,
  • soigner sa communication pour qu’elle reste courtoise et non humiliante ou dégradante,
  • sourire et développer son humour.

Une approche d’aménagement humain des ressources 

À l’exposé des multiples missions du « care management », il semble être tout un art.

Il est vrai que le manager bienveillant doit faire un travail continu sur lui-même. Après avoir pratiqué régulièrement la bienveillance, la technique va vite s’effacer et laisser la place au naturel et à la justesse du comportement face aux différentes situations.  

De fait, il s’agit d’une approche plus humaine (un « aménagement humain des ressources » et non un seul management des ressources humaines), un management d’ouverture, de respect et de valorisation qui n’est pas exempt d’exigences dans le respect par chaque collaborateur des engagements et des objectifs.

Quels en sont les limites et les prérequis ?

Décréter le bonheur au travail (en nommant par exemple un Chief Happiness Officer) pour contrebalancer les carences managériales ne peut constituer une approche pérenne.

S’ils émanent de la direction et sont portés avec conviction par le management, la formulation du sens, l’autonomie et le bien-être au travail favorisent indéniablement la motivation, l’implication et la créativité.

L’instauration d’une culture d’entreprise bienveillante portée au quotidien par des managers « congruents » (qui sont, pensent, ressentent et agissent avec bienveillance, respect et courtoisie) est seule de nature à renforcer le bien-être des collaborateurs, leur implication et leur performance.

Seule une vision de long terme choisie et impulsée par la direction et le management est susceptible d’instaurer un climat de bienveillance mutuelle et d’engagement.