Un grand peintre, un chef d’oeuvre : Claude Monet – Impression, Soleil-Levant

Claude Monet, Impression, soleil levant (1872), port du Havre dans la brume et soleil orange

Claude Monet, né le 14 novembre 1840 à Paris et mort le 5 décembre 1926 à Giverny, dans l’Eure, est un peintre français, l’un des fondateurs de l’impressionnisme. C’est un tableau de Claude Monet, Impression, soleil levant, qui a donné son nom au mouvement. Peintre de la lumière, des jardins et de l’eau, Claude Monet … Lire la suite

Antoni Gaudí : sa vie, son œuvre et la Sagrada Familia

Antoine Gaudi, la sagrada familia

Antoni Gaudí est l’architecte catalan le plus célèbre du modernisme, dont l’œuvre a profondément façonné Barcelone. De la Casa Batlló au parc Güell, Antoni Gaudí a inventé un style unique, inspiré des formes de la nature. Antoni Gaudí a consacré la fin de sa vie à son chef-d’œuvre, la Sagrada Familia, devenue en 2026 l’église … Lire la suite

Un grand peintre, un chef d’oeuvre : Gustav Klimt – Le Baiser

Gustav Klimt, Le Baiser (1907-1908), couple enlacé dans des vêtements dorés

Gustav Klimt, né le 14 juillet 1862 à Baumgarten, près de Vienne, et mort le 6 février 1918 à Vienne, est un peintre symboliste autrichien, figure majeure de l’Art nouveau et cofondateur de la Sécession viennoise. Doué de multiples talents, Gustav Klimt fut portraitiste, dessinateur, décorateur, créateur de mosaïques et lithographe. Célèbre pour l’or de … Lire la suite

La Chandeleur : origines, symbolique et traditions de la fête des crêpes

Chandeleur : pile de crêpes dorées à côté d'une bougie allumée

La Chandeleur, ou fête des chandelles, a lieu chaque année le 2 février, quarante jours après Noël. Fête chrétienne de la Présentation de Jésus au Temple, la Chandeleur a hérité de traditions plus anciennes, liées au retour de la lumière après l’hiver. D’où vient la Chandeleur, pourquoi mange-t-on des crêpes ce jour-là, et comment la … Lire la suite

Symboles de la République : le faisceau de licteur (histoire, symbolique et représentations)

faisceau de licteur

Le faisceau de licteur est un emblème non officiel souvent utilisé pour représenter la République française. Hérité de la Rome antique, le faisceau de licteur figure aujourd’hui sur le sceau de la République, les passeports français et le logo de la présidence de la République. Symbole de justice et d’unité, le faisceau de licteur raconte … Lire la suite

Symboles de la République : la devise « Liberté, égalité, fraternité » (histoire, signification, représentations)

Liberté, égalité, fraternité : la devise de la France

« Liberté, égalité, fraternité » est la devise de la France. Héritée du siècle des Lumières, la devise Liberté, égalité, fraternité a été remise au goût du jour pendant la Révolution française avant de s’imposer sous la IIIe République. Aujourd’hui devise de la République française, « Liberté, égalité, fraternité » réunit trois valeurs fondamentales. L’histoire … Lire la suite

Symboles de la République: le Coq gaulois (histoire, symbolique et représentations)

coq gaulois origine

Le coq gaulois est l’un des symboles allégoriques les plus populaires de la France. Emblème de bravoure et de vigilance, le coq gaulois a traversé l’Antiquité, la monarchie et la République avant de devenir l’emblème sportif du pays. Découvrez l’origine, l’histoire et la symbolique du coq gaulois. Les origines du coq gaulois Durant l’Antiquité, le … Lire la suite

Symboles de la République: Marianne (histoire, symbolique, représentations)

Marianne origine et symbole

Marianne est la figure symbolique de la République française. Femme coiffée d’un bonnet phrygien, Marianne incarne la République et ses valeurs, « Liberté, Égalité, Fraternité ». Marianne est aussi une icône universelle de la liberté et de la démocratie. L’histoire et la symbolique de Marianne Les premières représentations d’une femme au bonnet phrygien, allégorie de … Lire la suite

Les chevaux de Napoléon : des chevaux d’exception qui ont fait l’Histoire

Les chevaux de Napoléon : Marengo, Vizir et les autres

Depuis l’Antiquité, le cheval est un instrument de locomotion et de conquête au service de l’homme. D’Alexandre le Grand à Napoléon, en passant par l’empereur Hadrien ou Richard Cœur de Lion, tous les grands chefs de guerre ont possédé de nombreux équidés pour les longs trajets et les batailles. Les chevaux de Napoléon ne font … Lire la suite

Symboles de la République : La Marseillaise (origines, signification et respect)

la marseillaise origine

À l’origine chant patriotique, La Marseillaise est devenue l’hymne national de la France. Composée en 1792 par Rouget de Lisle, La Marseillaise est un chant de guerre révolutionnaire devenu l’emblème sonore de la République. Découvrez l’origine, l’histoire, la signification et les paroles de La Marseillaise. L’origine de La Marseillaise Les six premiers couplets ont été … Lire la suite

Symboles de la République – Le drapeau tricolore : origines, signification et respect

le drapeau tricolore, symbole de la Répubique

Le drapeau tricolore est un symbole de la République française. Il est reconnu par la Constitution française comme l’emblème national de la République. Quelles en sont l’origine et la signification ? La réunion des trois couleurs est l’héritage de la Révolution française. Lors de la prise de la Bastille par le peuple, le 14 juillet … Lire la suite

Marchés de Noël : origine, histoire et adresses authentiques

les marchés de Noël

À la fin des années 1980, il ne subsistait en France que huit marchés de Noël, tous localisés en Alsace. En 1992, la ville de Strasbourg, qui dispose du marché de Noël le plus ancien de France (1570), s’est alarmée de la forte baisse de fréquentation et a décidé de le relancer, s’autoproclamant capitale de … Lire la suite

Amadou Seck : le peintre sénégalais de l’École de Dakar, poète des masques

Amadou Seck est un peintre sénégalais né en 1950 à Dakar, figure de la première génération de l’École de Dakar. Nourrie des masques d’Afrique de l’Ouest, la peinture d’Amadou Seck déforme les visages comme le ferait un sculpteur, dans une véritable poétique des masques. Exposé en Europe et aux États-Unis dans les années 1970 et 1980, Amadou Seck reste pourtant peu connu du grand public.

Ses œuvres reviennent aujourd’hui sur le devant de la scène, avec l’intérêt croissant pour l’art africain contemporain : la galerie Christophe Person, à Paris, l’a exposé aux côtés de Philippe Sène, autre figure historique de l’École de Dakar, rapporte OnArt.

Amadou Seck, une jeunesse à Dakar

Amadou Seck naît dans une famille de jardiniers wolofs installée depuis des générations dans la presqu’île du Cap-Vert, où se trouve Dakar. Enfant, il dessine sur les murs des maisons des visages stylisés qu’il appelle ses portraits déformés, une forme de street art avant l’heure.

Encore lycéen, il choisit de se consacrer à la peinture, malgré les réticences de sa famille. « L’art, je l’avais en moi dans le ventre de ma mère », confie-t-il.

Amadou Seck et l’École de Dakar

En 1965, à 15 ans, sur les conseils du peintre Ousmane Faye, il entre à l’École nationale des arts de Dakar. Il y suit l’enseignement de Pierre Lods, dont il reste l’un des élèves marquants. Il y apprend les techniques académiques et forge son style, dans un climat de grande liberté.

À l’héritage africain, il emprunte des repères, des thèmes et des formes, tout en refusant de s’enfermer dans l’esthétique de la négritude chère à Senghor. Il fait partie des artistes présentés en 1974 au Grand Palais, à Paris, dans l’exposition Art sénégalais d’aujourd’hui, comme le rappelle Wikipédia.

L’École de Dakar, un art pour le Sénégal indépendant

Devenu président en 1960, Léopold Sédar Senghor veut faire de l’art un pilier du Sénégal indépendant. Il crée la même année l’École des arts de Dakar et fait appel à des artistes aux visions très différentes, raconte Jendalma.

  • Pierre Lods, peintre français venu du Congo, où il avait fondé l’école de Poto-Poto, prône une pédagogie de la liberté, avec une seule règle : ne pas copier. Il accompagne de jeunes artistes de 1963 à 1988.
  • Iba Ndiaye dirige la section des arts plastiques à partir de 1964 et défend au contraire une formation rigoureuse. En désaccord avec les idées de Senghor, il démissionne en 1967.
  • Papa Ibra Tall crée un atelier de recherche et de tapisserie, à l’origine des Manufactures sénégalaises des arts décoratifs de Thiès, fondées en 1966.

Le Festival mondial des arts nègres, à Dakar en 1966, puis l’exposition du Grand Palais en 1974 font connaître cette génération dans le monde entier. Ce soutien présidentiel a aussi ses critiques : dans les années 1970, l’artiste Issa Samb fonde le Laboratoire Agit’Art pour s’affranchir de l’idéologie officielle. Amadou Seck, formé chez Lods mais attaché à sa liberté, appartient à cette génération qui cherche sa propre voie.

Une carrière entre Dakar, l’Europe et New York

Guelwar, tableau du peintre sénégalais Amadou Seck

Selon le parcours de l’artiste, ses œuvres sont présentées dès la fin des années 1960, notamment à l’Exposition universelle de Montréal en 1967, puis en France, à Paris et à Rouen. Suivent des expositions à l’étranger : à la galerie Isola de Milan en 1975, à l’invitation du peintre italien Salvatore Fiume, à la galerie Wally Findlay de New York en 1978, à Paris dans les années 1980, à la Fondation Vasarely d’Aix-en-Provence en 1990.

Faute de soutiens durables sur la scène internationale, Amadou Seck recentre ensuite son travail sur l’Afrique de l’Ouest.

La poétique des masques d’Amadou Seck

Les masques sont au cœur de son œuvre. Amadou Seck ne peint pas les êtres tels qu’ils sont, mais tels qu’un sculpteur les transformerait : ses figures empruntent aux masques baga, dogon, sénoufo ou ashanti leurs lignes, leurs volumes et leurs formes géométriques. Il y ajoute des motifs africains, idéogrammes, cauris ou motifs de broderie.

Par ces déformations, il exprime l’ironie, la superstition, la fantaisie, la joie ou le rythme. Le regard y tient une place essentielle, celui du hibou ou du caméléon : c’est par lui que l’esprit du masque reste vivant. Cette grammaire des masques africains, qui a tant inspiré les artistes occidentaux, de Picasso aux cubistes, il la réinvente de l’intérieur.

Au début du XXe siècle, ces mêmes masques avaient bouleversé l’art européen : Picasso s’en inspire pour Les Demoiselles d’Avignon, en 1907. Amadou Seck fait le chemin inverse : il reprend à son compte un patrimoine qui est le sien, et que l’Occident avait réinterprété avant lui.

Ses titres puisent dans l’imaginaire du Sénégal : Guelwar renvoie aux anciennes lignées nobles du Sine et du Saloum, Leuk Daour (1982) au génie protecteur de Dakar dans la tradition lébou, et Le génie du jeudi soir (1995) au monde des esprits. On lui doit aussi Les migrants (1990) et Le cavalier (Ngawar), en 1995.

Le notable, tableau d'Amadou Seck aux figures inspirées des masques africains

Une technique en relief

Jusqu’au milieu des années 1980, Amadou Seck travaille l’encre de Chine, la gouache et les matières de la peinture murale africaine : charbon broyé, sable, jus de cola. Lors de ses séjours chez Salvatore Fiume, il adopte le chevalet et le couteau, qui lui permettent de travailler la texture et le relief de la toile.

« La composition doit sortir de la toile », dit-il. Le couteau crée un effet de relief et un rendu presque pointilliste ; avec ses collages bruts, sa peinture se rapproche de la sculpture des masques.

Amadou Seck sur le marché de l’art

Longtemps sous-estimées, les œuvres d’Amadou Seck trouvent aujourd’hui des acheteurs dans les ventes consacrées à l’art africain moderne. En décembre 2025, chez Millon à Paris, deux Compositions des années 1970 se sont vendues 3 500 et 5 500 €, et un Portrait de 1979, 2 800 €, selon la page de l’artiste sur le site de Millon.

Le même mois, le 30 décembre 2025, Artcurial organisait à La Mamounia, à Marrakech, une vente consacrée à Majorelle et à l’art marocain et africain. Deux toiles d’Amadou Seck y figuraient : Poupée Ashanti, vers 1990, estimée 27 500 à 38 500 dirhams, s’est envolée à 172 120 dirhams, soit environ 16 000 €, plus de quatre fois son estimation basse ; Deux masques, de 1979, a trouvé preneur à 46 340 dirhams, soit environ 4 300 €. En octobre 2026, à Londres, son tableau N’Dawssi a été adjugé 4 550 livres, frais compris.

Ces résultats restent loin de ceux des grands noms de l’art africain contemporain, mais la vente de Marrakech montre que la demande et sa côte progresse année après année : Amadou Seck est un peintre en cours de redécouverte.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que l’École de Dakar ?

Le nom donné aux artistes formés à Dakar dans les années 1960 et 1970, à l’époque où Senghor faisait de l’art un pilier de l’identité du Sénégal indépendant.

Quels masques ont inspiré Amadou Seck ?

Les masques baga, dogon, sénoufo et ashanti, dont il reprend les lignes et les volumes.

Où voir ses œuvres ?

Dans les ventes aux enchères d’art africain moderne, à Paris ou à Londres, et dans des galeries spécialisées, comme la galerie Christophe Person à Paris.

Combien vaut un tableau d’Amadou Seck ?

Aux enchères, ses toiles se vendent le plus souvent entre 3 500 et 5 500 €. Une œuvre recherchée peut aller bien au-delà : Poupée Ashanti a atteint environ 16 000 € chez Artcurial, à Marrakech, en décembre 2025.

Citation :

« L’art, je l’avais en moi dans le ventre de ma mère. »

Amadou Seck

LED ZEPPELIN : groupe fondateur du rock moderne

Led Zeppelin, groupe de rock anglais, actif de 1968 à 1980, est un des groupes les plus inventifs et les plus influentsde l’histoire de la musique. 

À l’origine du hard rock, du folk métalet bien au-delà d’un style musical unique influencé par différents genres musicaux (blues, folk, reggae, soul, jazz, musique arabe, celtique, indienne…), il s’agit du groupe le plus « heavy de tous les temps et du plus grand des années 1970 » selon le magazine Rolling Stone, connaissant un succès artistique et commercial considérable (plus de 300 millions d’albums vendus dans le monde).

La musique de Led Zeppelin (nom inventé par le batteur des Who, Keith Moon, signifiant « to go like a Lead Zeppelin » ou qui mène au crash) ou « dirigeable de plomb », est une idée avant d’être un groupe. Son fondateur Jimmy Page cherchait à évoquer musicalement « l’ombre et la lumière », un mélange entre la lourdeur et la légèreté, la puissance et la sensibilité, la virilité et la sensualité ; constituée à la fois de heavy métal dynamite à l’instrumentation réglée et surpuissante, d’un blues lourd et d’une musique folk psychédélique.

Un groupe de musiciens d’exception

Jimmy Page, réunira en 1968 une équipe de musiciens hors pair jouant en parfaite symbiose qui concrétisera ses intuitions géniales.

  • ​Né en 1944, Jimmy Page, dit « Pagey », prodige du skiffle (musique folk d’influence jazz, country et blues), guitariste studio exceptionnel, est le fondateur, leader, compositeur principal et producteur du groupe. Il est le principal artisan du son du groupe. Virtuose et auteur de riffs au grain lourd et distordu, impulsant des variations mélodiques et rythmiques incessantes, Jimmy Page était un perfectionniste qui laissait une grande part à l’improvisation lors des performances scéniques servant de base au travail musical. Le son du groupe était en perpétuelle réinvention, rapide, puissant, contrasté, à la rythmique hors norme.
  • Né en 1948, Robert Plant, dit « Percy  », est l’une des voix les plus célèbres de l’histoire du rock, riche, surpuissante allant trouver des notes suraigües au bord de la rupture, à la technique proche de celle de Janis Joplin, doté d’un sens du groove et du blues inimitables. Parolierdu groupe, il s’illustre par des textes poétiques, livrant ses états d’âme. Opéré des cordes vocales en 1973 après avoir délivré 450 prestations exceptionnelles, sa prestation vocale toujours hors-norme sera un ton en dessous par la suite.
  • Né en 1946, John Paul Jones, dit « Jonesy« , est un multi-instrumentiste, brillant bassiste très mélodique et claviériste à la touche classique, excellent arrangeur, à l’origine de rythmiques très inspirées.
  • Né en 1948, John Bonham, dit « Bonzo », est LE plus grand batteur rock de tous les temps. Technique, surpuissant, très endurant, ultra inventif, au groove et au son inimitable avec ses roulements et ses battements sur grosse caisse très rapides. Auteur du solo de batterie de 12 min le plus célèbre de l’histoire (Moby Dick -1973), il a inspiré les générations suivantes de batteurs. Sa disparition tragique en septembre 1980 marquera la fin du groupe.
  • Né en 1935, Peter Grant, ancien catcheur, hommes d’affaires intraitable, est un manager génial, un des plus influents de l’histoire du rock, qui va lancer le merchandising de masse, concevoir une relation avec la presse et une promotion à minima et élever le groupe fondateur du rock moderne au rang de groupe légendaire. Il fera signer le groupe chez Atlantic, label musical américain fameux, dès leur premier album et le fera accéder à l’indépendance dès 1974, créant et dirigeant leur propre maison de disque, permettant d’engranger l’essentiel des ventes de disques, en plus de celui des tournées géantes.

Les albums

Durant ses 12 ans d’existence, le groupe va sortir huit albums originaux. De nombreux morceaux appartiennent au panthéon de la musique rock.

  • Led Zeppelin I (1969)

Ce premier album signé chez le label américain prestigieux Atlantic, enregistré en un temps record (30 h), atteint la dixième place du hit-parade américain. Les idées directrices de Jimmy Page (blues lourd, heavy métal explosif et folk psychédéliquejoué par des musiciens virtuoses) tapent juste. Le premier essai est un coup de maître. 

  • Led Zeppelin II (1969)

Durant l’année 1969, le groupe va donner 150 concerts, en grande partie aux États-Unis, et enregistrer cet album entre deux concerts. Groupe de rock superstar au bout d’un an d’activité, Led Zepelin « va inventer la vie qui va avec, la « rock’n roll attitude » : « sex, violence, drug and rock’n roll », multipliant les frasques. N° 1 des deux côtés de l’Atlantique, le premier hymne du heavy métal “Whole lotta love” y figure.

  • Led Zeppelin III (1970)

N° 1 des ventes, cet album plus cérébral et plus acoustique que les précédents va dépasser les clichés du hard rock et s’inspirer de la folk psychédélique britannique. “Immigrant song” en est la chanson emblématique.

  • Led Zeppelin IV (1971)

Mêlant mysticisme, occultisme et un rock extrêmement lourd avec les morceaux « Black dog » et « Rock n roll » et le morceau de bravoure “Stairway to Heaven”, cet album sera vendu à 37 millions d’exemplaires.

Au sommet de son art, le groupe le plus célèbre au monde perçoit plus de 90 % des recettes de ses tournées gigantesques.

  • Houses of the holy (1973)

Album aux sonorités multiples (soul, folk, reggae et rock très lourd), aux morceaux millimétrés, très inspirés et très variés. Comme les quatre précédents, il sera numéro un des ventes de disques.

Le groupe qui s’est imposé neuf tournées aux États-Unis en cinq ans, reconnu d’abord aux États unis, a besoin de souffler. Le chanteur va se faire opérer des cordes vocales abimées par le rythme et l’intensité qu’il s’est imposés. Ils créent leur propre maison de disque Swan Song en 1974 prenant le contrôle total de leur production.

  • Physical graffiti (1975)

Double album contenant trois classiques “Khashmir », « In my time of dying » ou « Trampled under foot », qui sera numéro 1 des ventes…

Le groupe est plus populaire que les Rolling Stones. Ce sont les Beatles des seventies.

  • Presence (1976)

Cet album à la violence plus maîtrisée, subtile, classé numéro 1 des ventes, va diviser ses fans de la première heure. Le groupe va progressivement sombrer dans la drogue (Jimmy Page), l’alcool (John Bonham) et la violence. Le groupe est en pleine déchéance. Robert Plant, diminué vocalement, subit plusieurs drames personnels (accident, mort de son fils).  

  • In through the out door (1979)

Numéro 1 aux États-Unis, où le groupe est devenu une institution, l’album est dans la lignée de Présence, de qualité moyenne pour cette formation mythique.

Melody Maker écrira : « Led Zeppelin montre les premiers signes de mortalité. Il est temps qu’ils acceptent leur destin comme des hommes”.

Vision prémonitoire, le 24 septembre 1980, le batteur John Bonham décède tragiquement.

Led Zeppelin s’arrête, “mort comme un homme”.

Quelques tentatives de reformation auront lieu pour des concerts spéciaux en 1985, en 1988, en 1990, en 1995 (entrée au groupe au Hall of Fame) et 2007 (vingt millions de billets demandés pour dix-huit mille places disponibles) restées sans lendemain.

Groupe fondateur du rock moderne, formation la plus heavy de tous les temps, célèbre pour ses prestations scéniques légendaires faites de géniales improvisations, Led Zeppelin a inventé un style musical unique transcendant tous les genres musicaux (multi-courants, hyperpuissant, subtile, introspectif, et virtuose) qui inspirera de nombreuses générations de musiciens et de groupes.

« Souvent copié, jamais égalé, car unique entre tous », Led Zeppelin est devenu un groupe légendaire de l’histoire du rock.

Frank Abagnale : l’imposteur de Catch Me If You Can

Frank Abagnale : l'imposteur de Catch Me If You Can

Sujet du film « Arrête-moi si tu peux » (2002) de Steven Spielberg, où il est incarné par Leonardo DiCaprio, Frank Abagnale Jr fut, dans les années 1960, présenté comme l’un des imposteurs les plus recherchés par le FBI. Le parcours d’escroc et d’usurpateur de Frank Abagnale, entamé à l’adolescence, est devenu une légende. Mais … Lire la suite